De l’avis du député Veda Balamoody, le projet de loi voté hier n’a « aucun sens », dans la mesure où il n’y a « aucun changement » apporté au Certificate of Character. « Le projet de loi est un “non-event”, il s’agit tout simplement d’un “academic exercise”. Le plus important n’a pas été fait. On aurait dû d’abord apporter les amendements à la Certificate of Character Act », a-t-il clamé à plusieurs reprises.
« Le gouvernement aurait dû prendre des actions par rapport à la Certificate of Character Act s’il était vraiment préoccupé par le sort des personnes ayant des difficultés à trouver un emploi à cause de leur casier judiciaire », a déclaré le député du MMM. « Avec cet amendement à l’Equal Opportunities Commission Act, le gouvernement a mis la charrue avant les boeufs », a-t-il ajouté. « If we want to increase employability, we should first amend the Certificate of Character Act. Ce n’est qu’ensuite que les amendements à l’Equal Opportunity Act auraient eu leur importance », a relevé l’intervenant.
Pour appuyer son argument, Veda Balamoody s’est appesanti sur le cas d’un père de famille de 49 ans ayant perdu son travail l’an dernier à cause d’un délit commis (un cas de “larceny”) alors qu’il avait 11 ans, et qui figurait sur un Certificate of Character qu’il avait demandé l’an dernier à la demande de son employeur. « Il a travaillé pendant une quinzaine d’années dans cette entreprise et son employeur n’a pas hésité à mettre fin son contrat à cause de son casier judiciaire », a souligné le député.  
Veda Balamoody est également contre le fait que la discrimination dont fait mention ce projet de loi ne concerne que les employeurs, se limitant à la question de recrutement et aux exercices de promotion dans une entreprise. « Pour certains types de permis aussi, tel la “hawkers licence” ou pour l’obtention d’un permis de taxis ou de chauffeur de transport en commun, on exige du demandeur la présentation d’un Certificate of Character. Beaucoup de demandeurs sont pénalisés à cause de leur casier judiciaire », a déploré le député du MMM.
Il s’est aussi demandé pourquoi la fonction publique, « le plus gros employeur du pays », n’est pas concernée par le projet de loi présenté hier. « We should do away with discriminations in all sectors of employment ! We should make sure that the biggest employer be also accountable. » Veda Balamoody a aussi critiqué la « longue attente » des personnes pour l’obtention d’une réponse aux doléances logées auprès de la Commission for Prerogative of Mercy, que préside sir Victor Glover. Le député du MMM a ainsi cité le cas d’un père de famille ayant perdu son emploi l’an dernier à cause de son casier judiciaire et qui attend depuis neuf mois.