PARTIELLE À BELLE-ROSE/QUATRE-BORNES : Paul Bérenger, « Tout changera avec une députée MMM de plus »

  • Il réaffirme « san fer fezer » que le MMM n’a que le PTr comme adversaire à ce scrutin du 17 décembre
  • Le leader mauve dit son « admiration » de la manière que la candidate MMM, Nita Juddoo, mène campagne

« Tout va changer avec une députée MMM de plus », affirme Paul Bérenger, leader de ce parti. Une fois encore, il soutient « san fer fezer » qu’en cas d’absence confirmée d’un candidat du MSM, le MMM n’aura que le PTr comme adversaire pour la partielle du 17 décembre. Il dit son « appréciation » et son « admiration » de la façon que la candidate mauve, Nita Juddoo, mène campagne.
Paul Bérenger exprime d’abord ses remerciements après que rien de répréhensible susceptible de créer des problèmes n’a été dit ou fait durant la visite du Chief Minister de l’Uttar Pradesh, Yogi Adityanath. Il exprime, en même temps, ses sympathies aux autorités et aux habitants de cet Etat indien à la suite de l’explosion survenue, mercredi après-midi, dans une centrale électrique et qui a fait 26 morts. « Aujourd’hui encore plus qu’hier, les relations que Maurice entretient avec nos cinq pays de peuplement que sont l’Inde, la France, la Chine, Madagascar et le Mozambique sont, pour le MMM, plus que sacrées », souligne-t-il.
Le chef de file des mauves s’élève, par ailleurs, contre la présence-éclair du PPS MSM démissionnaire, Kalyan Tarolah, à l’Assemblée nationale, mardi. Pour lui, ce passage « en catimini » du controversé député est « dégoutant » et « inacceptable ».
Selon Paul Bérenger, la démarche visée n’était que de lui permettre d’être en conformité avec les règlements en vue de bénéficier de trois mois de « vacances payées ». Il blâme la Speaker, Maya Hanoomanjee, pour n’avoir pas inscrit à l’ordre du jour des travaux de mardi la motion de censure du député Rajesh Bhagwan contre Tarolah. Il dresse, à ce propos, un parallèle avec ce qui se passe en Grande-Bretagne où la présidence de la Chambre des Communes sait se montrer « dure et courageuse » et cite la démission, mercredi, de nul autre que le ministre de la Défense, Michaël Fallon en en faisant une comparaison avec le député Tarolah. Il ajoute à cela les propos « écœurants » et « dégoûtants » du secrétaire général du PMSD, Mamade Kodabaccus, à un congrès de son parti à l’encontre de la Speaker, Mme Hanoomanjee.
Propos indignes :
« Parallèle
Rutnah/Kadabaccus »

Paul Bérenger ne manque pas de souligner que ce nouveau dérapage langagier intervient moins d’un mois après celui du député ML, Ravi Rutnah, contre une journaliste. Il affirme que tous les dirigeants PMSD présents à ce rassemblement « y compris Xavier Duval et Aurore Perraud » n’ont rien trouvé de mieux que de rire à gorge déployée au moment où le secrétaire général de leur parti tenait ses propos « indignes ». « Ils ont tous ricané et ont posé pour se laisser prendre en photo. Comme dans le cas de Rutnah au congrès du ML, ce n’est qu’après que cet incident a soulevé le tollé que l’on sait que Duval et les autres ont décidé d’agir contre Kodabaccus », soutient le leader du MMM.
Ce dernier accuse, d’autre part, le ministre des Affaires étrangères, Vishnu Lutchmeenaraidoo, de vouloir « utiliser la Commission de l’océan Indien (COI) » pour « régler ses comptes personnels » avec l’ancien secrétaire général de cette commission, Jean-Claude de L’Estrac. « Avec son histoire de business d’or et le prêt en euros qu’il avait contracté auprès de la SBM, Lutchmeenaraidoo a été une catastrophe aux Finances », estime-t-il. Si bien qu’on lui a enlevé ce portefeuille.
De même, il trouve que « seul Dieu connaît le tort immense que Vishnu Lutchmeenaraidoo a fait aux ONG quand il a modifié les règles de fonctionnement du CSR ». Paul Bérenger se désole que maintenant qu’il assume la présidence du Conseil des ministres de la COI pour un an en sa qualité de ministre des Affaires étrangères, « Lutchmeenaraidoo trouve le moyen de ‘fane’ et de faire honte à Maurice ». Pour le leader du MMM, s’il s’avérait qu’il y a un problème au sein de la COI, « ce problème se devrait d’être réglé en interne au sein de la COI ».
Paul Bérenger s’insurge que Vishnu Lutchmeenaraidoo veuille plutôt « se servir de la COI pour régler ses problèmes personnels avec Jean-Claude de L’Estrac ». Pour lui, « Lutchmeenaraidoo n’est qu’un joke aux Affaires étrangères ». Preuve que le ministre des Affaires étrangères « fait honte à Maurice » : le communiqué publié par les autorités comoriennes à propos de la COI et qui, dit-il, « traduit l’indignation de ce pays ».
COI : « Lutchmeenaraidoo fait honte au pays »
Abordant la partielle du 17 décembre à Belle-Rose/Quatre-Bornes, le leader des mauves réaffirme que s’il se confirmait que le MSM n’aligne aucun candidat à ce scrutin, le match se jouera entre le MMM et le PTr. Il dit son « appréciation » et son « admiration » de la façon que la candidate mauve, Nita Juddoo, mène campagne pour cette partielle. Il exprime, de même, sa « fierté de l’équipe qui soutient sa candidature ».
S’il assure que son parti « respecte tous ses adversaires », Paul Bérenger estime qu’en cas d’abstention confirmée du MSM, son parti pense, « san fer fezer », qu’il n’aura que le PTr pour seul adversaire à ce scrutin du 17 décembre. « Tout va changer avec une députée MMM de plus », soutient-il pour convaincre ceux qui pensent que la partielle prévue ne changera pas grand-chose dans la mesure où le gouvernement en place dispose déjà d’une forte majorité à l’Assemblée nationale.
Le leader du MMM qui réaffirme, par ailleurs, que le MSM avait « saboté » le projet de réforme électorale sous le gouvernement de 2000/2005, tout comme ce parti avait fait capoter, selon lui, à la même époque, le projet d’une loi pour le financement des partis politiques. Il se dit, une fois encore, convaincu qu’il n’y aura pas de réforme électorale sous le présent gouvernement MSM. Même si le gouvernement a un engagement à respecter vis-à-vis des Nations unies, il trouvera, selon lui, un « prétexte » pour renvoyer la réforme électorale aux calendes grecques.

Nita Juddoo, candidate mauve :« Le MMM est la seule alternative crédible »
Nita Juddoo, candidate mauve à la partielle du 17 décembre prochain à Belle-Rose/Quatre-Bornes dit vouloir démontrer durant la campagne électorale en cours que le MMM est « la seule alternative crédible ». Elle appelle les électeurs de la circonscription à accomplir leur devoir civique en rappelant que le droit de vote est « un outil formidable ».
Si, explique-t-elle, sa campagne s’est accélérée depuis peu, elle indique qu’elle est sur le terrain depuis deux mois. « Respecter, d’une part, les adversaires, de l’autre, l’électorat » : c’est ce à quoi la candidate du MMM résume sa ligne de conduite :
« Tout se passe très bien. Nous évitons les altercations avec nos adversaires pour qu’il n’y ait pas de dérapages. Je tiens à remercier les habitants de la circonscription pour leur compréhension et leur accueil chaleureux, car il n’est pas évident d’être comme cela sollicités tous les jours par les candidats ».
Pour la candidate mauve, ce qui importe le plus c’est « le respect d’autrui, la courtoisie et la décence envers tout le monde ». Elle lance, au passage, aux « adversaires qui dérapent qu’ils se ressaisissent ».
Nita Juddoo dit vouloir démontrer durant cette campagne électorale que le MMM est « la seule alternative crédible » en la conjoncture. « Le droit de vote, rappelle-t-elle, est un outil formidable ». D’où l’utilité, selon la candidate mauve, d’aller voter.
Elle affirme cela en ayant en pensée « les gens déçus ; celles et ceux qui se montrent méfiants. Alors que les autorités font fi de tout ce que souhaite la population, c’est justement l’occasion pour les électeurs de s’exprimer pour se faire entendre ».
« Il ne faut surtout pas s’abstenir », soutient Nita Juddoo. La candidate MMM se dit confiante qu’avec le travail d’explication en cours, le « petit groupe d’indécis » qui demeurent encore ira en se rétrécissant à sa plus simple expression.