Après une vaine tentative en 2013 en raison d’un dossier incomplet, le séga typique a finalement pris sa place au rang de patrimoine mondial immatériel de l’humanité de l’UNESCO. “Cette reconnaissance découle de la solidarité, de la valeur de la résistance et de la beauté du séga typique. Cette musique vient de l’époque de l’esclavage. Quelque part, c’est une justice contre l’esclavagisme. Cela nous démontre comment l’humanité a de la résilience. C’est une leçon de résistance”, affirme Marousia Bouvéry du groupe Abaim. Pour sa part, Menwar estime que c’est une fierté pour notre île.
Cette reconnaissance rend fiers ceux qui militent pour la survie du séga typique. “Quand un élément de la vie d’un pays devient patrimoine mondial, cela revêt une grande importance. Cela représente quelque chose d’essentiel dans l’histoire. L’UNESCO, à travers ce décret, est en train de dire que le séga typique est reconnu mondialement et pas uniquement dans le pays. Cela démontre que, malgré tous les stéréotypes associés au séga typique, le sega nwar tiolo a de la valeur”, souligne Marousia. Elle ajoute que cette reconnaissance valorise la langue créole, car le séga typique et la langue créole sont intimement liés.