En fin de journée, et avant de participer au banquet d’Etat offert par le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, le président malgache, Hery Rajaonarimampianina, a reçu une visite de courtoisie du chef juge Kheshoe Parsad Matadeen, de la Speaker de l’Assemblée Maya Hanoomanjee et du leader de l’opposition, Paul Bérenger. Commentant ses échanges de vue avec le Chief Guest pour les fêtes de l’indépendance, le leader du MMM a parlé de « relations sacrées avec Madagascar ».
« Les relations entre Maurice et Madagascar ont toujours été et seront toujours quelque chose de sacré. Lors de ces échanges, j’ai tenu à évoquer deux dossiers, soit les Îles éparses et Tromelin. Mo kwar zot kone nou revandik latitude de Tromelin, ki a mi-simin ant Madagascar ek Moris. Madagascar revandik kat les otre zil ki otour de Madagascar et dan le canal du Mozambique. J’ai suggéré une démarche conjointe de Maurice et de Madagascar. J’ai déjà proposé la même chose à sir Anerood Jugnauth, soit une démarche conjointe des deux pays pour amener la France à accepter un arbitrage de la Cour internationale de Justice sur Tromelin, dans le cas de Maurice, et sur les quatre autres Îles éparses, dans le cas de Madagascar » a-t-il déclaré à la presse à la sortie de sa rencontre avec le président malgache.
« Il y a un sujet qui me tient à coeur : les Jeux des Îles de l’océan Indien. J’ai fait comprendre au président malgache que nous, les responsables, avons la responsabilité de sauver les JIOI et qu’il est de notre devoir de donner un coup de main dans la conjoncture. L’archipel des Comores est déjà parti et si nous ne trouvons pas les moyens de les ramener dans l’équation des JIOI, ce ne sera la fin des JIOI. Certes, ce ne sera pas la fin du monde s’il n’y a pas de jeux, mais si ces problèmes perdurent, des répercussions pourront se ressentir au niveau de la Commission de l’océan Indien », a-t-il ajouté en se félicitant de ce rendez-vous d’hier.