Le président de la Fédération des Syndicats du Secteur Public (FSSP), Rashid Imrith, entamera à midi, jeudi prochain, une grève de la faim, dans le but de forcer le gouvernement à rendre public le rapport sur les Errors and Omissions et sur les anomalies découlant du dernier rapport du PRB, signé par Dev Manraj. Cette grève de la faim aura lieu dans l’enceinte du bâtiment Emmanuel Anquetil, à Port-Louis.
M. Imrith a, lors d’une conférence de presse, hier après-midi, soutenu que selon des renseignements dont il dispose, le ministère des Finances serait en train de manipuler ledit rapport. « Nous avons des informations à l’effet que le ministère des Finances veut changer la date à laquelle ces recommandations devraient prendre effet, de janvier à juillet 2013 », a-t-il déclaré. Il a avancé également que ce ministère étudierait la possibilité de ne pas payer de compensation salariale aux fonctionnaires l’année prochaine et remettrait en question les “increments” dans la Fonction Publique. « Le secteur public serait-il devenu l’otage du ministre des Finances ? Y aurait-il un deuxième Premier ministre dans le pays en la personne de Xavier-Luc Duval ? » s’est-il interrogé. La FSSP réclamera des explications du ministre des Finances dans une lettre qui lui sera adressée sous peu. Pour le syndicaliste, le PM Navin Ramgoolam devrait se ressaisir et reprendre la Fonction publique dans ses mains.
Le président de la FSSP a indiqué que sa grève de la faim durera jusqu’à ce que le gouvernement publie le rapport original de Dev Manraj soumis le 29 mars dernier au chef de la Fonction Publique. « Nous ne voulons pas d’un rapport amendé », a-t-il déclaré. Il a rappelé que c’est le Premier ministre qui avait, lors d’une rencontre avec les syndicalistes le 26 octobre 2012, nommé Dev Manraj et ses assesseurs pour travailler sur ce dossier. « Ces derniers ont respecté leurs engagements et ont déjà soumis leur rapport au gouvernement ». Selon lui, c’est au tour du ministre de la Fonction Publique maintenant de présenter un “cabinet paper” au conseil des ministres avant de rendre public le rapport. « C’est la première fois dans les annales de la Fonction publique qu’un rapport passe par le ministre des Finances et où certains fonctionnaires travaillent sur le contenu. Nous ne voulons pas d’un rapport amendé », a-t-il martelé.