Un ancien Lecturer de l’Université de Technologie de Maurice (UTM), l’Allemand Neu Klaus, âgé d’une cinquantaine d’années, répond d’une accusation de pédophilie en Cour intermédiaire. Il lui est reproché d’avoir eu des relations sexuelles avec une adolescente de 12 ans en 2008. Son procès, jeudi, a permis de faire la lumière sur des « anomalies » trouvées dans les dépositions que la victime avait consignées à la brigade des mineurs en janvier 2008.
Le procès intenté à l’Allemand Neu Klaus s’est poursuivi jeudi avec les témoignages de deux des constables impliqués dans l’enquête policière qui a débouché sur l’arrestation de cet ancien chargé de cours à l’UTM. L’une des constables, désormais Senior Investigator à l’Independent Corruption against Corruption (ICAC), a été confrontée aux nombreuses « anomalies » décelées dans les dépositions données par la victime, une adolescente de 12 ans au moment des faits. Auparavant, un expert en écriture du CCID, venu témoigner en cour, avait révélé que les signatures de l’enquêteur ainsi que du Witnessing Officer avaient été altérées. De plus, selon cet expert, la date et l’heure à laquelle les dépositions avaient été données avaient été changées.
Le SI Nuckchady de L’ICAC a répondu à cet effet, lors de son témoignage en cour jeudi, qu’elle avait eu à faire des corrections pendant qu’elle interrogeait la victime. Lors de son contre-interrogatoire mené par Me Raouf Gulbul, l’avocat lui a indiqué que, selon l’expert en écriture, les corrections avaient été faites après avoir enregistré les dépositions, et avec de l’encre d’une différente couleur. Le SI Nukchady devait contredire la version de l’expert en écriture, réitérant qu’elle avait fait les corrections pendant l’interrogatoire. Confronté au fait que l’heure à laquelle la victime aurait quitté les locaux de la brigade des mineurs ne concordait pas avec sa version, le SI Nuckchady a répondu que l’officier responsable des “diary book entries” à la brigade des mineurs a dû faire une erreur en marquant l’heure. Après le contre-interrogatoire du témoin, la magistrate Renuka Dabee a ajourné le procès au 21 janvier.