« Il regagnera de lui-même le large une fois qu’il aura repris des forces. En attendant, le public ne doit en aucun l’approcher ». C’est ce qu’a expliqué un représentant du ministère de la Pêche après qu’un éléphant de mer ait été aperçu dans le lagon de Grand-Baie.

L’animal sillonne la côte du nord depuis le vendredi 24 janvier et serait toujours présent dans la région de Grand-Baie, rapporte le ministère de la Pêche ce mercredi 29 janvier.

Après observation, il a été déterminé qu’il s’agit d’un éléphant de mer du sud qui a été prénommé Diane par les scientifiques sur place. Elle serait ainsi en stage de moulting (le procédé par lequel l’animal change de peau, à des moments précis de l’année ou à des moments précis dans son cycle leur vie) qui va durer 28 jours environ.

Durant cette période, l’éléphant de mer ne se nourrit plus et reste à terre, vivant sur ses réserves de graisse.

Selon les autorités, l’éléphant de mer semble épuisé et en détresse. Il est donc conseillé au public de se tenir à l’écart de l’animal, soit à plus de 100 mètres, car il a « besoin de repos ».

Il est également demandé de n’exercer aucune forme de pression, d’agression ou d’intimidation sur lui.

Dans un communiqué, le ministère informe le public que les éléphants de mer sont des nageurs actifs et qu’ils peuvent périodiquement venir dans les eaux proches du rivage ou même hors de l’eau pour se reposer sur la plage. Il s’agit d’une pratique normale et, en fait, nécessaire pour eux.

Pour Ravi Mohit, officier scientifique du ministère, l’objectif est de garder un périmètre de sécurité de 50 m environ autour de l’animal. « C’est un phénomène tout à fait naturel mais il est important de laisser l’animal se reposer », dit-il.

À noter que l’éléphant de mer, bien que passif de nature, est un animal sauvage qui peut réagir s’il se sent menacé et peut rapidement devenir dangereux. S’il est confronté, il peut même mordre. En outre, lorsque le phoque est soumis à un stress supplémentaire avec la présence d’être humain, il peut se blesser.

Le département scientifiques du ministère de la Pêche et les officiers de la National Coast Guard de la région suivent la situation de près.