Les dernières consultations engagées avec la Banque mondiale par une mission officielle, dirigée par le ministre des Services financiers, Sudhir Sesungkur, et comprenant le secrétaire financier, Dev Manraj, devront déboucher sur la relance du projet d’ocean economy. Cette dernière initiative avait connu un faux bond en juillet dernier quand une importante séance de travail avec une délégation de la Banque mondiale, dirigée par Raffaeolo Cevigni, Lead Environment Economist sur le rapport intitulé The Ocean Economy in Mauritius : Making it Happen, Making it Last, fut annulée à la toute dernière minute. Depuis, ce dossier visant à faire de l’économie bleue un nouveau pilier est passé sous la tutelle du ministère des Finances et par extension du Prime Minister’s Office. Un autre projet majeur, soit la mise sur pied du Mauritius International Derivatives and Commodities Exchange (MINDEX), avec les premières opérations de Spot trading annoncées pour septembre de l’année prochaine, a été abordé lors des séances de travail en marge de l’assemblée générale conjointe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, et également avec des consultants du GMEX Group de Londres.
Jeudi et vendredi prochains, le dossier de l’ocean economy fera l’objet d’un high level workshop avec le déplacement d’une délégation de la BM. Ce calendrier a été établi à Washington la semaine dernière. La mission Cervigni, qui comprendra également Jieran Kelleher (consultant en pêche et aquaculture), Christoph Stork (ICT Solutions Specialist), Pasquale Lucio Scandizzio (consultant en affaires économiques), Mark Howells (consultant en énergie), Sheila Farrell (spécialisation en Port Economics), Joanna Smith (Marine Spatial Planning) et Yuvan Beejadhur (Natural Resources Specialist), est attendue à Maurice mardi. Ces consultations auront lieu avec des stakeholders du Board of Investment, du ministère de l’Ocean Economy et des membres du National Ocean Council.
Le document de base de ces échanges sera le rapport sur l’ocean economy de juillet dernier avec des inputs de la part du gouvernement. « The mission will provide technical inpouts to support he preparation of an action plan on the Ocean Economy », fait-on comprendre avec les derniers détails de ce plan d’action élaborés par la partie mauricienne. Un autre aspect crucial sera la mobilisation des ressources financières en vue d’encadrer « the Ocean Economy Agenda », dont un programme financé par la Global Environment Facilty, sous la GEF 7 Platform.
Un autre projet économique en gestation pourrait connaître des développements dans les jours à venir. Le GMEX Group a été approché pour insuffler un nouvel élan au projet de MINDEX, « a commodity exchange based in Mauritius to become the access point for ethically sourced gold from Africa, a trusted market for gold and a complete ecosystem for gold form mine to the consulert with complete tracking. » Le calendrier agréé entre les autorités mauriciennes et ces consultants en Fintech indique les principales étapes à savoir :
— le Business Plan et le Financial Model présentés à la Financial Services Commission ce mois-ci
— le MINDEX Special Purpose Vehicle mis sur pied en novembre
— le Mindex Full Funding complété à la fin du premier trimestre de l’année prochaine et
— le démarrage du MINDEX Spot Trading à partir de septembre de l’année prochaine.

Les Mindex Summary Financials, élaborés par le GMEX Group, annoncent que ces opérations devront devenir profitables à partir de la quatrième année avec une injection de fonds de $ 27,7 millions au cours de la même période, dont $ 20,24 millions sous forme d’Equity et $ 19,7 millions engagés dans des Capital Expenditure. « Sponsors wll also contribute 13,3 million US $ of technology and IP Assets », ajoute le MINDEX Project Overview en date d’octobre de cette année.
Le choix de Maurice pour accueillir le MINDEX se justifie par le fait que « Mauritius had the original idea for MINDEX » et le « 4th best environment in world for international trade », ou encore « the best developed financial sector in Africa outside South Africa » et accès préférentiel sur le marché en Afrique par le truchement de l’Union africaine, la COMESA, l’OR-ARC et la Southern African Development Community (SADC). Ce projet de MINDEX s’étendra pour inclure « derivative contracts on gold, FX and agricultural products, a hub for African agricultural trade, borrowing and lending of gold and a gold cryptocurrency based firmly on physical assets ».