Le PM Pravind Jugnauth en visite privée а Rodrigues pour 4 jours

Le PM Pravind Jugnauth en visite privée а Rodrigues pour 4 jours
Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, entreprend depuis hier une visite privée à Rodrigues et cela pendant quatre jours. Même du côté de l’administration à Rodrigues, la présence du chef du gouvernement dans l’île est gardée comme étant « low profile » vu que très peu d’informations circulent а ce sujet. Il devait participer à une cérémonie officielle au Centre d’Accueil de Terre-Rouge hier matin, mais s’est fait excuser. Difficile à avancer les vraies raisons de cette retraite а Rodrigues, d’autant que d’un moment à l’autre, le coup d’envoi officiel de la campagne pour la partielle au N°18, Belle-Rose/Quatre-Bornes, doit être donné avec la publication du writ officialisant le Nomination Day et le Polling Day. Le leader du MSM s’est-il retiré le temps d’une réflexion en vue de trouver des arguments justifiant un désistement а ce scrutin ? Depuis une quinzaine de jours, les instances du Sun Trust ont confirmé cette intention de se tenir à l’écart de cette joute électorale n’engageant que des candidats alignés par des partis d’opposition.

Line Barracks : le pigeon-voyageur décolle
Le commissaire de police, Karl Mario Nobin, outre son record de faire arrêter et condamner le même jour un passant tenté par des letchis dans sa cour à Moka, est en passe de confirmer sa réputation de pigeon-voyageur. А peine les clameurs du 250e anniversaire de la force policière se sont tues qu’il s’est envolé pour le Mozambique en mission officielle, s’il vous plaît. Même si le DCP Tangavel Seerungen a repris son poste aux Police Headquarters, la suppléance est assurée par le DCP Krishna Jhugroo, le favori du MSM. Pour le 250e anniversaire de la police, les rues menant aux Casernes centrales ont été revêtues d’une nouvelle couche d’asphalte, avec la rue Jemmapes retapée dans la nuit de lundi à mardi.

Le syndrome du favoritisme
L’aménagement du Metro Express et de la jonction des ronds points Pont Fer/Jumbo/Dowlut sont la cible de toutes les convoitises d’autant que les coûts financiers sont estimés autour de Rs 5 milliards. Comme c’est souvent le cas dans ce genre de situation, parmi les sept firmes sélectionnées, dont deux mauriciennes et leurs partenaires étrangers, il y a des craintes de favoritisme qui sont exprimées et elles sont peut-être légitimes. A ce stade, deux interrogations attirent l’attention des soumissionnaires qui se demandent si les dés ne sont pas pipés. D’abord, le fait qu’une compagnie locale associée à un partenaire étranger qui vient de décrocher le jackpot, ait participé aux études préliminaires et ait été qualifiée pour la suite. Pour les concurrents cela constitue un cas flagrant de conflit d’intérêts. Par ailleurs la modification d’une des conditions concernant l’audit financier entre la pré-qualification et la sélection finale fait sourciller plus d’un qui considère  cela comme un outil pour éliminer certains et favoriser d’autres.

Le serpent qui se mord la queue
Une institution spécialisée dans la chasse aux conflits d’intérêts caractérisés serait-elle en passe de se retrouver dans la situation du serpent qui se mord la queue. L’inquiétude est à son comble depuis qu’une compagnie chérie de communication ait proposé à cette institution de lui fabriquer clé en main une application mobile… et cela gratuitement. Dans le giron des compagnies spécialisées en la matière qui étaient des clients potentiels, ce coup de Jarnac est bien mal vécu. La question qui est sur toutes les lèvres concerne  la mise à mal de l’indépendance obligatoire de cette institution vis à vis de ce prestataire de service qui risque fort à la prochaine alternance de se retrouver dans l’œil du cyclone… en chantant
Le ministre préfère être filmé de face
Le ministre de la Sécurité sociale et porte-parole du gouvernement, Etienne Sinatambou, n’aime pas être filmé de profil ! C’est ce qu’a gentiment murmuré son attaché de presse à un journaliste de média en ligne, lorsque celui-ci testait son matériel pour la prise de vue du ministre et de ses collaborateurs avant que ne commence la conférence de presse hebdomadaire du gouvernement, à Port-Louis, hier matin. « To kapav sanz plas? Li (ndlr : Etienne Sinatambou) pa kontan filme li de profil », a demandé l’attaché de presse au journaliste qui s’était déjà installé. Et si le ministre n’aime pas être filmé de profil, il a visiblement apprécié les séances photos à l’issue de la conférence de presse. Il a volontiers pris la pause, tout sourire.
Candidat “le coeur à gauche, le porte-feuiile à droite”
“Avoir le coeur bien à gauche tout en gardant son porte-feuille dans sa poche de droite !” C’est la dernière blague que l’on se partage à Belle-Rose/Quatre-Bornes quand il est question de parler de ce “résistant” de la onzième heure, candidat désigné de son gropuscule pour la partielle techniquement prévue dans cette circonscription. En effet, alors que pour beaucoup c’est d’une trop grande «financiarisation» de l’économie dont souffre aujourd’hui le capitalisme, c’est à ce financier ayant une formation de trader et qui qui déclare haut et fort ne pas être “contre le capitalisme” que le parti “de gauche altermondialiste” a choisi de confier son investiture.
Déjà, le “financier altermondialiste” nous avait étonnés quand il avait accepté une invitation du département d’État américain pour un “study tour” sans cracher sur le carton d’invitation, tout anti-impérialiste que son groupscule prétend être. Il est vrai qu’il est révolu ce temps où, à la faveur du massacre des enfants de Soweto, des militants — de vrais — poussaient le scrupule jusqu’à refuser de s’acheter des oranges Outspan “made in South Africa”.
Oui, les temps ont bien changé. Et ça ose, du haut de leur ziggourat, traiter les autres de “pouritir”.  
La presse est totalement indépendante M. Nowsadick
Le ministre qui ne sait pas tenir sa langue et profère des menaces aurait-il déteint sur certains syndicalises? Hier, lors de l’Assemblée générale des médecins, la virulence des propos et les menaces proférés par certains orateurs ont choqués plus d’uns, dont de nombreux médecins qui ont préféré quitté la salle. S’il a été question de “coupe lédoigt”, la presse n’a pas été impressionnée par les ordres de certains syndicalistes, qui devraient savoir que les journalistes ne sont pas à leur solde. Ainsi, même s’il a ponctué ses interventions en demandant à la presse de “noter, meter-là. Si demain mo pa trouv sa dans journal…!” , le président de l’association des infirmiers doit savoir que la presse, du moins, les journalistes du groupe Le Mauricien/Week-End ne fonctionnent pas et ne fonctionneront jamais sous le diktat de Ram Nowsadick.

Commentaires

The press should not interpret facts in the way they want. For instance some doctors left the meeting early because they have other commitment on a Saturday afternoon work or personal. And surely not for the reason the press is saying...abt the virulence of the language. Now I can understand why mr nowsadick said so about the press. The doctors in the meeting all gave a standing ovation to mr nowsadick at the end of his speech. Prove me wrong by writing this memo.....regards ...a doctor who wants a better system for everyone.