Rajesh Bhagwan a adressé une nouvelle question au Premier ministre concernant Prakash Maunthrooa hier. Il voulait savoir combien de conseillers dans le présent gouvernement avaient fait l’objet d’enquête policière.
Dans sa réponse, Pravind Jugnauth a rappelé que Gérard Sanspeur, Senior Adviser au ministère des Finances, avait fait l’objet d’une allégation de complot. Prakash Maunthrooa, Senior Adviser au PMO, avait, lui, été arrêté le 13 juillet 2012 pour des allégations de complot. Il a été remis en liberté sous caution le même jour. L’affaire est toujours en cour. Deenesh Seeharry, conseiller au ministère de l’Éducation, avait, lui, fait l’objet d’allégation de “damaging public property”. L’affaire a été classée.
Rajesh Bhagwan a alors demandé s’il était « normal » que Prakash Maunthrooa, sur lequel pèsent des allégations de corruption, soit nommé sur différents conseils d’administration et qu’il accompagne le Premier ministre en Inde pour sa rencontre avec Narendra Modi. « Cela fait du tort à la réputation de Maurice », a-t-il ajouté. Le Premier ministre a pour sa part indiqué que « selon la Constitution et les lois du pays, il est toujours présumé innocent tant que la cour n’a pas prouvé le contraire ».
Le député bleu Dan Baboo a demandé si le gouvernement a cherché l’avis du State Law Office (SLO) avant d’engager Prakash Maunthrooa. Pravind Jugnauth a répondu que la question ne se posait pas, vu que le recrutement d’un conseiller est basé uniquement sur ses capacités à assumer cette responsabilité.
Rajesh Bhagwan est revenu à la charge, avançant que Prakash Maunthrooa avait interféré dans plusieurs enquêtes, notamment auprès de la commission sur la drogue et de la Gambling Regulatory Authority, « en faveur des membres de sa famille ». Le Premier ministre a répondu que « tout cela ne sont que des allégations ». Ce à quoi Rajesh Bhagwan a rétorqué : « Tou dimounn kone to tousel pa kone. »
Plus tard, Rajesh Bhagwan est revenu avec une nouvelle question demandant au Premier ministre s’il était envisageable que les conseillers produisent un certificat de moralité avant d’être engagés. Le Premier ministre a répondu que les conseillers étaient sous contrat et qu’une clause prévoit que le gouvernement puisse y mettre un terme en cas de mauvaise conduite.