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À POINTE-AUX-PIMENTS : Un maçon retrouvé mort dans un puits

Richard Clarel Barah, 41 ans, avait disparu depuis dimanche soir après une beuverie chez lui avec des proches
Un des plongeurs professionnels du GIPM revenant de l’intervention dans le puits où se trouvait le cadavre. En médaillon, Richard Clarel Barah

Six jours après sa disparition, Richard Clarel Barah, 41 ans, habitant Pointe-aux-Piments, a été retrouvé mort dans un puits situé non loin du domicile familial. Après la macabre découverte par les habitants de la région, les plongeurs professionnels du Groupement d'Intervention de la police mauricienne (GIPM) ont été déployés hier matin pour repêcher le corps du maçon.
Après l'intervention des hommes du GIPM, le cadavre de Richard Clarel Barah a été transporté à la morgue pour une autopsie en vue d'établir les causes exactes du décès. Les conclusions du rapport du médecin légiste devront être susceptibles d'orienter l'enquête policière et déterminer également les circonstances de ce drame qui a provoqué un véritable choc dans ce village situé dans le nord de l'île.
Dans un premier temps, hier matin, une forte odeur de cadavre en état de décomposition a interpellé les clients habituels d'un marchand de légumes dont la plantation se situe dans les parages du puits. "Enn moma banla ine koumens rodé kot sa loder la vini. Se apre ki zot fine truv enn lekor dans puis là",  témoigne Bianna Barah, la soeur du défunt. C'est à partir de ce moment que les éléments affectés au poste de police de Triolet devaient être informés de la situation avant qu'ils ne demandent du renfort auprès du GIPM et des limiers de la Criminal Investigation Division (CID) de Piton.
Depuis dimanche, Richard Clarel Barah n'avait pas été vu par les membres de sa famille et le voisinage. En effet, la dernière fois où il a été vu de son vivant et en pleine possession de ses moyens était au cours d'une partie de beuverie dans la cour du domicile familial où il était en compagnie de quelques proches. "Mo frer avec bann tonton ek cousin ti pe assisé amba pié. Line bwar zis enn ou deux ver divin apre line alé. Depi sa pann truv li ditou", poursuit la soeur du défunt.
Ainsi, depuis cette soirée dominicale les proches parents devaient être rongés par l'inquiétude avec cette disparition du maçon. Ils devaient consigner une déposition en bonne et due forme au poste de police de Triolet le lendemain. "Lindi tou dimoune fine mobilisé pou rode mo frer me pa finn retruv-li. Mecredi nou fine demann la polis aide nou pou rode li me zot fine dir ki zot okipe avec bann cas
inondations akoz gro lapli. Zot fine dir mwa ki ena enn zis sel van pe stand-by ek ki pe bizin garde sa pou bann cas urgens", affirment Bianna Barah qui ne manque pas de souligner qu'elle a rappelé à la police l'existence de ce puits "dangereux" les jours suivant la disparition de son frère.
Ainsi durant pratiquement toute la semaine, les proches de Richard Clarel Barah feront des battues dans la région avant cette macabre découverte hier matin…
Avec le développement d'hier, la famille exprime toute leur colère et indignation devant le "manque de considération de la police" ces derniers jours, soit lors des exercices de recherches. "Pou mort, mo frer finn fini mort. Me si banla ti donn nou coup de main pou rode li depi dans la semen, mo pa ti pou retrouv mo frer dans enn léta décomposition coume sa", déplore Bianna Barah.
L'enquête policière se poursuit.


INSÉCURITÉ ROUTIÈRE : Quatre blessés dans deux graves accidents
Durant la fin de la semaine écoulée, deux graves accidents de la route ont été enregistrés faisant quatre blessés âgés entre 19 et 52 ans. Le dernier en date remonte aux petites heures hier matin à Plaine-Verte avec une collision entre deux motos. Cependant, très peu d'indications sont disponibles sur les circonstances exactes de cet accident qui s'est produit à l'angle des rues Ail Doré et Sir Edgar Laurent. Un passager d'une des deux motos, âgé de 28 ans et habitant Vallée Pitôt, a été admis à l'hôpital Jeetoo suite aux blessures qu'il a essuyées. Les deux motocyclistes – contrôlés négatif au test d'alcoolémie – ont également reçu des soins au même centre hospitalier et ont été autorisés à rentrer chez eux.
L'autre grave accident est survenu dans la journée de vendredi sur la route principale de Coromandel, soit à la hauteur de Gamma Civic. Les informations disponibles indiquent qu'un blessé grave est à déplorer dans ce choc frontal entre un poids lourd et une voiture de maître. Il s'agit du conducteur de la voiture, un habitant de Barkly âgé de 52 ans. Ce chauffeur de son état a été admis à l'hôpital Jeetoo. De son coté, le conducteur du camion a été contrôlé négatif à l'alcootest. Des enquêtes policières sont en cours au niveau des postes de police de Plaine Verte et de Coromandel respectivement.


À CAMP-CHAPELON : Une septuagénaire meurt carbonisée
Découverte macabre à la rue Volcy Senneville à Camp-Chapelon à la mi-journée hier. Sarif Doomun, 41 ans, a vu sa tante être consumée par le feu. C'est en entendant les cris de détresse d'une voisine à l'effet qu'il y avait le feu qu'il s'est rué vers la maisonnette de sa tante Bibi Hawan Doomun, 75 ans. Il devait tomber des nues lorsqu'il a constaté que ce n'était pas la maison qui était la proie des flammes mais sa tante, inconsciente, à terre tourmentée par les flammes. "A l'aide de quelques proches, nous avons tenté de la sauver. Il y avait un molleton sur une corde à proximité que nous avons jeté sur elle mais les flammes l'a aussi envahi", raconte Sarif. La police de Pailles a été alertée. Le cadavre de Bibi Hawan Doomun a été acheminé vers la morgue de l'hôpital Candos à des fins d'autopsie. Selon les premières indications glanées en milieu policière, ce serait la septuagénaire qui aurait elle-même mis le feu à ses vêtements. Selon les témoignages de ses neveux, que Week-End a rencontrés, la victime était saine d'esprit même si elle avait un âge avancé et en "avait marre de la vie". Elle n'était pas mariée et vivait dans la même cour que ses neveux et nièces.