En janvier et février 2016, la Police de l’Environnement a enregistré 243 plaintes relatives à la pollution sonore. Parmi, outre les lieux de culte, 162 concernent les automobiles et trois la musique dans les zones résidentielles. Une situation intolérable qui met en péril la santé des voisins et provoque des conflits sociaux. Devant cette situation et en présence de nombreuses plaintes concernant la pollution sonore émanant surtout des lieux de culte, le ministère de la Santé durcit le ton. Dans un communiqué émis début mars, il rappelle que la norme environnementale relative aux décibels permissibles pour tout lieu de culte ne doit pas dépasser 55dB(A)Leq. Une décision favorablement accueillie par les représentants religieux qui prônent le respect des uns et des autres ainsi que celui de la loi. Cependant, dans certains quartiers, cette règle n’est pas d’usage. Qui plus est, apprend-on, lors des cérémonies religieuses ou autres grands événements dont les processions quotidiennes ou hebdomadaires pour les prières et chants, les fidèles sont fi de la loi et, en dépit des plaintes, les autorités ne peuvent pas toujours agir.
Les nuisances et pollutions sonores sont une réalité à laquelle nous sommes tous confrontés quotidiennement. Outre les motocyclettes ou voitures tuned sur les routes, la musique de fête chez nos voisins, l’appel du muezzin, les cloches des églises, les satsang – prières des hindous faites à travers des haut-parleurs, les chants et prières des églises chrétiennes de même que les aboiements des chiens des voisins provoquent le mécontentent de gens qui se disent incommodés par le bruit occasionné par ces pratiques.
En dépit des réglementations, la gêne va grandissante et plusieurs cas sont ainsi rapportés. Selon la Police de l’Environnement, alors qu’en 2014, le nombre de plaintes relatives à la pollution sonore enregistrées s’élevait à 1315, on en dénombrait 1389 en 2015. On apprend ainsi que le nombre de contraventions prises à l’encontre des automobilistes – les motocyclistes, principalement – s’élevait à 1281 en 2015 contre 784 en 2014.
Le nombre de plaintes enregistrées concernant la musique trop forte a aussi connu une hausse en 2015, passant de 12 en 2014 à 31 en 2015. La situation empire en 2016 qui affiche déjà pour les deux premiers mois de l’année 243 plaintes, dont 162 pour les autos-motos, 3 pour la musique et les autres pour les lieux de culte. Si du côté des autorités, nul ne veut avancer le nombre de plaintes relatives à la pollution sonore par et sur les lieux de culte, le ministère de la Santé est en présence de nombreuses plaintes émanant principalement des lieux de culte. D’où le communiqué, émis début mars, dans lequel il fait ressortir que souvent, la norme environnementale relative aux décibels permissibles pour tout lieu de culte – qui ne doit pas dépasser 55dB(A)Leq – n’est pas respectée.