PPC : Le Price Stabilisation Account en déficit

Le Price Stabilisation Account, déficitaire, a poussé le Petroleum Pricing Committee (PPC) à augmenter le prix de l’essence et du diesel. Un déficit de Rs 216,5 millions depuis le 15 février de cette année en a été la cause principale. “Nous ne pouvons pas accepter qu’une institution aille à la banqueroute”, a souligné Ashit Gungah, ministre du Commerce, jeudi après-midi, au siège de son bureau. Il explique que le 14 février 2017, le PPC s’est rencontré et la décision avait été prise d’augmenter le prix de l’essence de 20,46% et de 25,02% pour le diesel. Mais les règlements de Control of Petroleum Products ne permettent pas d’augmenter le prix à plus de 10%. Pour éviter que le PAS n’aille à la faillite, il a fallu augmenter le prix des carburants. Analysant la tendance mondiale, la situation semble intéressante, selon Ashit Gungah. Le prix du pétrole continue à baisser et pourra ainsi augmenter le fonds du PSA. De ce fait, une baisse de prix de l’essence et du diesel pourrait aussi se produire. Selon lui, la STC n’a fait aucune erreur dans ses calculs.
Ashit Gungah avance que la hausse de prix n’a aucun lien avec la somme que doit payer le gouvernement à Betamax. En revanche, il annonce que le gouvernement jurera un affidavit incessamment. “Nous irons de l’avant avec un affidavit pour rejeter l’award”, dit-il. Les hommes de loi du gouvernement sont déjà à pied d’œuvre à ce sujet. Il ajoute que le projet de Metro Express non plus n’est pas la raison de la hausse du prix.
La récente hausse du prix de l’essence et du diesel ne doit en aucun cas entraîner une augmentation du prix du pain. C’est ce que pense Ashit Gungah. Il n’est pas sur la même longueur d’onde que les propriétaires des boulangeries, qui plaident pour une augmentation. Selon lui, l’élément essentiel pour la fabrication de pains est la farine. Or, une baisse d’une roupie sur chaque kilo de farine est en vigueur depuis la présentation du dernier budget. “On ne peut pas lier l’augmentation du prix de carburant à une requête d’augmenter le prix de pain. La question ne se pose pas”, dit-il, martelant que cette demande n’est pas justifiée.
Toutefois, il se dit ouvert à des discussions avec les boulangers. “Il se pourrait qu’ils sachent des choses que nous ne savons pas, et vice-versa.” Selon lui, il semblerait que tous les prétextes sont bons pour une augmentation, alors qu’une baisse importante du prix du carburant a été enregistrée il y a quelque temps. Pour lui, la baisse des deux précédents exercices n’a rien provoqué chez les opérateurs car ils n’ont pas baissé le prix du pain.
Mais pour Nasser Moraby, président de l’association des propriétaires de boulangeries, une hausse de prix est inévitable. “Notre comptable fait les calculs pour expliquer nos raisons d’augmenter le prix du pain”, dit-il. Il affirme que la hausse est également justifiée par d’autres facteurs, notamment le prix de la levure, de l’électricité. De plus, il fait ressortir que le prix du pain n’a pas connu de majoration depuis six ans, alors que les propriétaires ont dû procéder à une compensation salariale de leurs employés lors de six années consécutives.
Au sujet des allégations de Peroumal Veeren à l’encontre du Premier ministre, Pravind Jugnauth, Ashit Gungah avance qu’il est difficile de se prononcer si elles sont fondées ou pas. “Je connais mon leader, il continuera son travail malgré les embûches devant lui”, dit-il.