PRAVIND JUGNAUTH (MSM) : « Nous sommes favorables à la Freedom of Information Act »

Le leader du Mouvement Socialiste Militant (MSM) a déclaré hier après-midi à sa conférence de presse hebdomadaire, qu’il est favorable à la proposition de Me Geoffrey Robertson concernant l’introduction d’une Freedom of Information Act. Pravind Jugnauth a également commenté les récents amendements apportés aux lois du travail, après avoir longuement évoqué, à nouveau, l’affaire MITD.
« Certainement, le rapport de Me Robertson demande à être étudié. Nous avons institué un comité pour le faire mais nous pouvons d’ores et déjà dire que nous sommes favorables à l’introduction de cette loi », a déclaré M. Jugnauth, avant de rappeler que « Navin Ramgoolam pe tike ». Il a estimé que le Premier ministre n’introduira pas cette loi au Parlement « parski li oule cover-up. » Interrogé par la presse, s’il prend l’engagement de le faire au cas où il serait au gouvernement après les prochaines élections générales, M. Jugnauth a soutenu qu’il doit en discuter au sein du Remake 2000. « Mais, comme le leader du MMM, Alan Ganoo, a aussi affirmé qu’il est favorable, je ne pense pas qu’il y aura de problème », a-t-il répondu.
Commentant les derniers amendements apportés aux lois du travail votés la semaine dernière, le leader du MSM est d’avis que le parti Travailliste a enfoncé le clou en faisant reculer les travailleurs, « en mettant fin pratiquement au droit de grève ». Il a rappelé que c’est le Ptr qui avait, en 2008, introduit les deux lois du travail qui ont fait perdre aux travailleurs leurs droits acquis, et qui ont donné en même temps les pleins pouvoirs au patronat de licencier pour des raisons économiques, avec préavis d’un mois seulement. « C’est une trahison contre le Ptr d’Anquetil, de Curé et du Pandit Sahadeo », a-t-il estimé.
S’agissant de l’affaire MITD, le leader du MSM a dit s’en remettre au tribunal du peuple « ki pou bizin zize ». « Ce n’est que le début. Je lutterai jusqu’au bout pour que la vérité éclate dans cette affaire », a-t-il affirmé. M. Jugnauth a, par ailleurs, commenté l’affaire Namasté en critiquant la ministre Mireille Martin : « Pe fer krim ar nou bann zanfan laba. »