Le président de la Transport Corporation Employees Union (TCEU), Premnath Moocheet, estime que le contenu du rapport du Pay Research Bureau (PRB), qui a été rendu public vendredi dernier, ne concerne pas que les fonctionnaires ou certains employés des corps para-étatiques, « mais tous les travailleurs mauriciens ». Il y a des éléments importants, selon lui, sur l’extension de l’âge de la retraite à 65 ans et le paiement de la pension universelle, « qui concernent tout le monde ».
L’âge de la retraite ne sera plus optionnel entre 60 et 65 ans à partir de 2018, mais il deviendra obligatoire à 65 ans pour tous les fonctionnaires à partir de cette date. C’est la lecture que Premnath Moocheet fait du rapport du PRB. « Actuellement, un fonctionnaire peut prendre sa retraite entre 60 et 65 ans. S’il ne se sent pas apte à continuer à travailler, il peut se retirer durant cette période. Mais à partir de 2018, s’il décide de partir entre 60 et 65 ans, il faudra qu’il passe un examen médical. Si cet examen ne lui est pas favorable, il devra alors continuer à travailler jusqu’à l’âge de 65 ans, qu’importe son état de sa santé. De ce fait, nous sommes tous devenus vulnérables », fait-il ressortir.   
S’agissant de la pension universelle, Premnath Moocheet se demande si celle-ci continuera à être versée aux travailleurs à l’âge de 60 ans après 2018. « Et les femmes au foyer qui, elles aussi, contribuent au développement de la famille, de la société et du pays, même si elles ne sont pas rémunérées, à quel âge toucheront-elles la pension universelle ? À 60 ans, alors que leurs époux obtiendront leur pension cinq ans plus tard ? Ce sont autant de questions auxquelles le gouvernement doit répondre », déclare notre interlocuteur. Premnath Moocheet insiste pour que l’âge de la retraite reste inchangé et soit optionnel entre 60 et 65 ans.
Le président de la TCEU s’interroge aussi sur l’annonce du ministre du Travail, Soodesh Callichurn, au sujet du National Remuneration Board (NRB), qui sera appelé à réviser les salaires et les conditions de travail des employés concernés tous les cinq ans. « Mais qu’arrivera-il aux travailleurs dont les salaires n’ont pas été révisés depuis 15 ans et qui perçoivent encore une paie de misère ? » se demande-t-il, avant de questionner : « Pe koz saler minimal… Kan sa pou vini ? »