PRISONS—DEPUIS MARS DERNIER: 230 téléphones portables saisis

230 cellulaires ont été saisis dans les prisons depuis mars de cette année a indiqué hier le ministre mentor, sir Anerood Jugnauth, en réponse une interpellation de la députée Malini Sewocksing. « Kouma dir Mauritius Telecom », a lancé à cette occasion Paul Bérenger.
Sir Anerood Jugnauth a indiqué que selon les informations qui lui ont été communiquées par le commissaire des prisons, des enquêtes ont été menées par la Prison Intelligence Unit concernant les téléphones mobiles saisis et ont révélé que les appareils sont jetés au-dessus des murs de sécurité par des personnes volontairement embauchées et payées par des détenus ou des proches. Cette pratique est courante, principalement durant la nuit et les week-ends. Toutefois, de nombreux téléphones portables n’atteignent pas les détenus lorsqu’ils tombent dans le no man’s land autour des prisons et sont ramassés par des policiers en patrouille. Certains téléphones portables parviennent d’une manière ou d’une autre aux détenus, par exemple grâce à des véhicules qui acheminent des biens et des services vers les prisons et sur le corps des détenus lorsqu’ils reviennent de la Cour.
Les téléphones mobiles retrouvés ainsi que leurs cartes SIM sont remis à la police pour une enquête plus approfondie. Ceux trouvés sur les détenus high profile sont remis aux enquêteurs de la Commission d’enquête sur le trafic de drogue.
SAJ a expliqué que des mesures additionnelles ont été prises par le Département des prisons pour empêcher l’entrée des téléphones mobiles dans les prisons. Ainsi, tous les officiers appelés à effectuer des contrôles de nuit dans une prison sont fouillés par l’agent principal des gardes de nuit en présence du portier avant d’entrer dans la prison et les entrées sont effectuées dans le Search book.
Des détecteurs de téléphones portables sont utilisés lors des opérations de recherche pour détecter toute personne tentant de les faire passer en contrebande. Les chiens renifleurs sont utilisés au hasard pour détecter des articles interdits, par exemple des téléphones portables récupérés dans des pantoufles reçues de parents. De plus, tous les officiers postés sur les tours sont fouillés avant de se rendre à leurs postes. Des vérifications surprises et des fouilles sont également effectuées sur les agents avant d’entrer dans les tours ainsi que sur ceux qui sont déjà sur leur poste dans les tours.
Les véhicules utilisés à la prison de Beau-Bassin et à la prison de haute sécurité de Melrose pour le transport des marchandises de cantine et la collecte des ordures sont gardés 24 heures sur 24 dans un endroit couvert par CCTV avant la livraison finale.
Des procédures ont été initiées pour l’acquisition de nouveaux équipements de haute technologie, y compris des brouilleurs et des scanners corporels. Cette interpellation a donné lieu à une série de questions parlementaires pour lesquelles le ministre mentor n’avait pas nécessairement les réponses. Il s’est toutefois dit convaincu que ce sont les officiers qui sont responsables de l’entrée des téléphones dans les prisons. Toutefois, il n’y a pas suffisamment de preuves pour le démontrer.

Accueil hostile de l’opposition pour Kalyan Tarolah
Le député Kalyan Tarolah, destitué comme PPS et accusé d’avoir envoyé des photos irrespectueuses prises au parlement à une dénommée Latchmee Devi Adheen, a reçu un accueil des plus hostiles de la part de l’opposition hier après-midi.
En effet, le député, qui avait pris un congé parlementaire, a fait son apparition hier dans l’hémicycle vers 18 h 30 alors que Veda Baloomoody intervenait dans le cadre des débats sur le Copyright Bill. Dès cette apparition surprise dans l’hémicycle, une opposition vocale menée par Paul Bérenger, entre autres, s’est fait entendre. « Ki to fer la. Deor ! » a-t-on entendu. Le député a pris place à côté des backbenchers du gouvernement jusqu’à la fin de la séance. Après l’intervention de Veda Baloomoody, Paul Bérenger, qui quittait l’hémicycle, n’a pu s’empêcher de crier dans les couloirs : « Tarolah al to lakaz. To pena narien pou fer isi. »