« Pa vann nou pei, Pa vann nou lepor, Pa vann nou dilo », tel est le slogan d’une manifestation d’envergure qu’organisent la General Workers Federation (GWF) et la Port-Louis Maritime Employees Association (PLMEA) le 19 mars à 14h, à Port-Louis. C’est dans le sillage du 48e anniversaire de l’Indépendance du pays que les deux organisations tiennent à exprimer la voix des citoyens et des travailleurs sur « les graves menaces qui pèsent sur l’Indépendance, la souveraineté du peuple et la sécurité intérieure ». Pour Ashok Subron, le porte-parole, « un grand danger guette les citoyens et les générations à venir ».
La manifestation démarrera au siège de la PLMEA, à Trou-Fanfaron, en face de la Gare du Nord, et les manifestants arpenteront les rues principales de la capitale. « Nous protesterons contre toute tentative de vente du port de Maurice à une compagnie de Dubaï, DP World. Nous soulignerons les risques de contrôle total sur le seul port de l’île pour près de 100 ans. Maurice est un petit pays, où tout ce que nous consommons et exportons passe par le port. Si l’on cède le port à une compagnie ou un pays étranger, cela voudra dire que notre pays ne sera plus libre de prendre des décisions. Nous ne serons plus indépendants, affectant ainsi notre souveraineté nationale et notre sécurité intérieure. Si DP World prend le contrôle de la CHCL et toutes les activités portuaires, les travailleurs de ce secteur seront affectés », écrit Ashok Subron dans un communiqué. Et de poursuivre : « Avant même de privatiser le port, nous assistons à une grave persécution contre les dirigeants syndicaux de la PLMEA à la CHCL. Alain Edouard, président de la PLMEA, est confronté à des actions disciplinaires abusives et est menacé de licenciement. D’ailleurs, il y a aussi un affidavit, qui a été juré en Cour suprême, et une enquête est en cours au CCID sur de graves violations des droits syndicaux à la CHCL. »
Ashok Subron ajoute : « La manifestation visera également à protester contre toute tentative de privatiser la CWA et vendre l’eau du pays avec les grandes compagnies internationales. L’eau est source de vie. Il est inconcevable qu’elle devienne la source de profits des capitalistes. Ce sera aussi l’occasion d’exprimer notre désaccord contre les supposés développements des terres, des côtes, des plages et de la mer qui sont accaparées par les “gro-bone”. »