La hausse de prix de 5,2% du litre d’essence et de 8,9% du litre de mazout, décidée lors de la réunion du Petroleum Pricing Committee de la State Trading Corporation de vendredi, suscite des remous. Jayen Chellum, secrétaire de l’Association des Consommateurs de l’Ile Maurice (ACIM) , s’insurge en soutenant qu’au cours de ces derniers mois, il n’y a pas eu de majoration substantielle dans le cours mondial du baril de pétrole.
Depuis hier matin, le litre d’essence à la pompe est de Rs 44.90 et celui du mazout fixé à Rs 35.35. L’on notera que des Rs 44.90 pour le prix de l’essence, le fisc bénéficie d’une ponction de Rs  20.65 de la poche du consommateur sous forme d’excise duty et de taxe à la valeur ajoutée (TVA). Il faudra aussi  ajouter toute une gamme de levies et de contributions à des fonds. Sur les Rs 35.50 pour le mazout, ces deux items valent Rs 11.91.
Justifiant cette hausse, la State Trading Corporation revient à l’exercice de févier dernier, où la majoration avait été limitée à 10% aux termes des règlements en vigueur avec un manque à gagner de Rs 3.56 par litre. De ce fait, le Price Stabilisation Account a révélé trou de Rs 193,3 millions à la fin de semaine, d’où la nécessité d’imposer un rajustement de 5,2% . Un raisonnement similaire est présenté pour le litre de mazout, car avec une perte de Rs  3.85 par litre, le déficit du Price Stabilisation Account est de Rs 23,2 millions.
De con côté, Jayen Chellum déclare que « l’ ACIM dénonce la récente augmentation du prix des produits pétroliers. Les explications fournies ne tiennent pas la route, surtout que le prix sur le marché mondial n’a accusé aucune augmentation significative. Dans ce cas, cette augmentation doit être renversée. »
Poursuivant son analyse, l’ACIM avance qu’il est « important que le public sache que, déjà, il y autour de Rs 9  qui sont perçues pour payer d’autres items qui ne sont pas liés à l’augmentation du prix des produits pétroliers. Qui plus est, Rs 4 y sont incluses pour le Build Mauritius Fund. Ce fonds sert à financer la construction du métro, la CWA  et le soutien accordé aux compagnies d’autobus pour l’achat de véhicules neufs. Ce qui équivaut à puiser des poches des  propriétaires de véhicules, riches et pauvres, afin d’enrichir les compagnies d’autobus. C’est le monde à l’envers. »