Jacqueline Le Blanc

On a vu la célébration de la Journée internationale de la Femme le 8 mars. Cet événement coïncidant avec les 50 ans de l’indépendance, les progrès intervenus ont été largement retracés. Je ne vais pas les redire mais je me réjouis de tout ce qui a tellement progressé dans le pays, surtout dans la vie des femmes.  Malheureusement, ce n’est pas partout le cas ; il y a encore des cas de discrimination, de violence, de harcèlement. Il y a encore à progresser. J’ai apprécié la recommandation du Premier ministre dans son discours du 8 mars : encore des progrès à faire, sans oublier les valeurs.

En effet, à côté des progrès réalisés au cours de ces 50 ans, il y a malheureusement un déclin, celui des valeurs. On a peut-être trop parlé des droits sans parler des devoirs. Trop souvent on constate, maintenant, que la convenance passe avant le devoir, passe avant ce qui est bien.

Dans l’éducation donnée aux enfants, accorde-t-on assez de place aux valeurs ? Prêche-t-on par l’exemple ? Ou se contente-t-on de leur dire « il faut travailler pour avoir une bonne situation plus tard et gagner beaucoup d’argent, beaucoup d’argent, beaucoup d’argent » ? Au risque que cette soif d’argent en fasse plus tard des cadres malhonnêtes, voire des trafiquants de drogues…

La solution de la facilité l’emporte souvent sur ce qu’il conviendrait de faire. Comme facilement les parents baissent les bras, c’est plus facile d’aller dans le sens du courant. Que de divorces, avec ses conséquences graves sur les enfants, auraient été évités si les couples avaient donné suffisamment de valeur à la sauvegarde de leur foyer pour éviter que la situation ne se dégrade.

Oui! Progressons, redressons la barre : qu’il n’y ait plus de déclin mais du progrès sur toute la ligne !