Quand l’essentiel est en cause, il ne faut pas douter… mais agir !

Au pays de Trump

Le monde politique – que ce soit sous nos latitudes ou à l’international – semble être constamment en ébullition et en agitation depuis quelque temps avec par exemple, l’incapacité du président Trump de dénoncer à temps (puisque ce n’est qu’après deux jours de polémique que Trump condamna les violences racistes de samedi d’avant) le mal séparatiste, qui une fois de plus, divise violemment la nation américaine au lendemain des violences entre des partisans de l’extrême droite et des contre-manifestants antiracistes  à Charlottesville, en Virginie, qui ont fait un mort et une vingtaine de blessés. Une attaque - qui serait contre les idéaux d’une démocratie pluraliste tels que la tolérance, la coexistence pacifique et la diversité - dont le président Trump a préféré jouer la carte de la prudence afin de ne pas attaquer ou ‘blesser’ les nationalistes blancs, les néonazis et les militants de l’extrême droite dont la plupart seraient ses partisans. Une réaction qui serait « moins présidentielle à un moment où le pays regarde son leader élu pour lutter contre l’intolérance et la haine », selon Chris Cillizza, éditorialiste à CNN. Ce qui a fait élever de nombreuses voix, particulièrement contre Steve Bannon au sein du Parti républicain qui demandait la tête de l’ancien responsable de Breitbart News et conseiller stratégique de la maison blanche – qui a finalement démissionné de son poste le vendredi 18 août -  accusé de tirer la présidence de Trump sur des bases nationalistes et identitaires.

Le gouvernement de Maduro

Un peu plus au Sud, l’atmosphère politique ne semble guère s’améliorer également avec l’opposition vénézuélienne représentée à l’Assemblée nationale par la MUD et la table de l’unité démocratique qui crie à la fraude et qui dénonce le fait que le gouvernement de Nicolas Maduro n’ait pas convoqué de référendum en amont pour élire une Assemblée nationale constituante qui, selon les autorités, serait dotée d'un « super pouvoir », c'est-à-dire qu'elle serait au-dessus de l'actuelle Assemblée nationale, mais aussi au-dessus de l'exécutif représenté par Nicolas Maduro. Une assemblée dont l’objectif, selon le président Maduro, serait d’apporter la paix dans un pays qui d’après certaines informations préoccupantes de José Antonio Guevara Bermudez, président du groupe de travail de l'ONU sur les détentions arbitraires, détiendrait plus de 4 000 personnes de façon arbitraire, dont beaucoup ont été soumises à des procédures devant des tribunaux militaires, et ce « dans un contexte de la sécurité intérieure du pays ». Il ne faudrait surtout pas oublier les « prisonniers politiques » qui sont environ 500, selon l’ONG Foro Penal, dont l’Assemblée pourrait décider de lancer une chasse aux sorcières et multiplier les arrestations… Reste à savoir maintenant si les élections régionales en décembre 2017 auront lieu puisqu’elles pourraient être reportées par cette fameuse assemblée y compris l’élection présidentielle de 2018 dont l’opposition craint qu’elle ne soit suspendue pour permettre à Nicolas Maduro de rester au pouvoir.

Du côté du vieux continent, les relations entre l’Union européenne (UE) et certains pays semblent se refroidir puisqu’en dépit des mises en garde de l'UE et des manifestations de rue massives, le Sénat polonais, dominé par le parti ultraconservateur au pouvoir, a approuvé dans la nuit du 21 au 22 juillet 2017 une réforme controversée qui permet à l'exécutif de nommer les juges de la Cour suprême. Un coup d'État qui clairement réduit l'indépendance de la justice et qui a poussé des dizaines de milliers de manifestants à descendre dans les rues de Varsovie, le 20 juillet, drapeaux et bougies à la main, après l'adoption de cette réforme qui est d’ailleurs vivement critiquée par les autorités européennes qui menacent de sanctions.

L’amateurisme du GM

Après ce petit constat de la scène politique internationale, il est vrai de dire que nous pouvons, nous Mauriciens, nous estimer encore heureux que les choses sous nos latitudes n’aient pas (encore) atteint ce degré d’instabilité ou même de protestation surtout avec le gouvernement du jour qui nous prend toujours (malheureusement) pour des aveugles dans un royaume où les borgnes sont rois. Et oui, quand vous voyez par exemple l’amateurisme du gouvernement et l’ego d’un PM l’imposte / tyrolienne à gérer le projet du Metro Express (qui n’est d’ailleurs nullement une nécessité ou d’une importance capitale pour le moment) avec cette envie d’y arriver au plus vite (tout comme #Kevin) en gardant au secret et dans l’opacité les détails complets du projet, il semble que certains se prennent toujours pour des rois soleil avec ‘notre’ argent surtout que techniquement et légalement, ils n’ont aucune obligation de rendre publiques d’autres informations au sujet du Metro Express avec l’absence d’une Freedom of Information Act. Ceci malgré la demande légitime de transparence de la part du public.

Faire des dépenses aussi extravagantes dues à l’ego de certains et au détriment d’opinions de ‘lepep’ qui engendreront un déficit pour le pays n’est pas au goût de la majorité de la population. Il serait peut-être utile de rappeler à ceux qui dirigent notre petite île que des dizaines de milliers de Mauriciens s’esquintent à faire plusieurs boulots de nos jours pour arriver à joindre les deux bouts avec la toute dernière étude du bureau des statistiques qui montre que 49,9 % des salariés mauriciens touchent moins de Rs 15 000 par mois alors qu’une autre étude de ce même bureau montre qu’il faudrait disposer de Rs 16 000 pour pouvoir vivre correctement. Hmmm vivre correctement ? Voilà quelque chose dont rêverait Dorianne qui fait partie des squatteurs de Bambous dont les maisons seront prochainement détruites puisque, eh oui, cette jeune grand-mère vit avec sa petite fille - délaissée par la maman, sa fille, âgée de 3 ans, qui est atteinte d’hydrocéphalie, une maladie qui se caractérise par l’augmentation du volume des ventricules contenant le liquide cephalo-rachidien, qui entoure le cerveau. Bien qu’elle reçoive une pension modique pour sa petite-fille tout en travaillant, elle parvient difficilement à joindre les deux bouts. Et le comble, c’est que son portefeuille risque d’accuser un sérieux coup de pompe avec la hausse des prix ci et là qui risque de lui rendre la vie plus difficile.

L’opinion générale des quatre coins de l’île pousse à dire que la population en a marre d’être abusée par ce gouvernement somnambule et égocentrique. Un gouvernement qui – mis à part les prix du carburant, de la cigarette et des aliments de base qui sont en hausse – connaît une baisse de popularité quotidienne depuis 2015 avec leur gourmandise et leur cupidité. Eh oui, puisqu’« à force de sacrifier l’essentiel à l’urgence, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel », comme dirait Edgar Morin. Tel est malheureusement le cas actuellement…