Entre rigolades, excès de sérieux et dépit, surtout quand on voit dans ses manifestations publiques des shows pour provoquer le rire, Dhanraj Aubeeluck ou M. Malin, comme il le dit lui-même, est fier de poser, pour la 15e fois depuis 2000, sa candidature à une élection. Même s’il dit être passé par « des moments très difficiles en politique avec des agressions physiques », entre autres, c’est l’appel des habitants qui l’a relancé, selon lui. Dans son SUV bordeaux richement décoré de banderoles roses arborant le symbole de son parti, l’ancien « anfle kamyon » sillonne le No 18 alors que des haut-parleurs juchés sur son véhicule crachent des ségas et finissent toujours par attirer des regards. À 55 ans, M. Malin avance avoir abandonné son côté théâtral, qui avait fini par être ancré dans le folklore électoral, car « l’actualité est trop sérieuse ».