RAMESHWAR GUJADHUR : Hard Day’s Night méritait sa victoire

La troisième a été la bonne. Après ses déboires dans la Duchesse et sa bonne course lors de sa deuxième sortie, Hard Day’s Night n’a pas déçu en remportant la deuxième manche du championnat des 4-ans. Il avait plus d’une longueur d’avance sur son poursuivant le plus proche, mais tout le monde s’accorde à dire que la manière n’y était pas. Reste que cette victoire était bonne à prendre et il a su la saisir.
Trois victoires dans une épreuve principale depuis le début de la saison n’est pas un mauvais parcours après 12 journées, surtout si on tient compte de la rude compétition en 2017. Mais ce résultat ne satisfait pas Subiraj Gujadhur. « On s’attendait à bien mieux en ce début de saison. Mais il y a des circonstances qui ont joué en notre défaveur. Le côté jockey nous a fait terriblement défaut. Ce n’est pas facile d’opérer sans un jockey attitré. Certains des cavaliers mauriciens sont bons, mais on ne peut avoir les meilleurs tout le temps. Je crois que les choses vont aller en s’améliorant et qu’on devrait réaliser un meilleur deuxième tiers de saison. »
Notre confrère Le Mauricien a fait état que la victoire de Hard Day’s Night n’a pas été conforme à ce qu’on attendait de lui. Sur 1600m, face à un champ qui était nettement à sa portée, tout le monde pensait que la victoire serait plus nette. Elle ne s’est en fait dessinée que dans les derniers mètres, quand ses adversaires n’avaient plus de jus. Subiraj Gujadhur pense avoir des explications sur cette performance.
« Je dois tout d’abord dire que Hard Day’s Night s’est montré en net progrès par rapport à ses deux premières sorties au niveau du départ. Il s’améliore de course en course et cela est de bon augure. Je ne vais pas vous cacher que je m’attendais que sa victoire soit plus nette. Je pense que les conditions de course n’ont pas été en sa faveur. Il me donne l’impression d’être un galloper, que c’est à lui d’imposer sa loi et qu’il n’aime pas avoir un adversaire devant lui. Je pense qu’il préfère être libre de ses actions. Samedi, il s’est montré un peu lent et a dû être sollicité, ce qui fait qu’il a payé de ses efforts. Je suis d’avis que quand il aura retrouvé tous ses automatismes au départ, on verra un autre Hard Day’s Night en action. »
Avec cette victoire, Hard Day’s Night a pris la tête des opérations à l’issue de la deuxième manche. Son prochain objectif est de participer à la dernière étape sur 1850m. « Oui, il est passé en tête de ce championnat et pourrait remporter le titre si jamais la dernière manche n’avait pas lieu, faute de partants. Si tel est le cas, on envisagera de l’aligner dans la Barbé Cup. »
Subiraj Gujadhur pensait aussi dur comme fer que Nottinghamshire débuterait victorieusement. « Ce cheval avait bien travaillé et Rye Joorawon était confiant qu’il débuterait par une victoire. Arrivé au dernier tournant, je me suis dit que la victoire était dans la poche, mais le cheval a versé à l’extérieur dans les 75 derniers mètres et s’est fait rattraper au poteau. Ce n’est que partie remise car je crois qu’il devrait se racheter la prochaine fois. »
Subiraj Gujadhur avait osé aligner M. Leyend sur 1850m, un parcours qu’il abordait pour la première fois. Il pensait sincèrement que le cheval allait bien courir, mais le résultat a été tout autre. « M. Leyend sur 1850m, c’était une façon de lui redonner goût à la compétition vu qu’il semblait un peu perdu. Il fallait le laisser courir à son aise sans le bousculer et attendre la fin de course pour lui demander de produire son effort. Il a cependant été bousculé dans la partie initiale alors que le rythme était élevé. Brandon Lerena sur Tabreek l’a vite compris et a repris sa monture. M. Leyend a continué sur le même rythme et n’a pu bien terminer le parcours. »
Concernant ses autres partants de la douzième journée, il estime que « Polar Palace tarde à se retrouver alors qu’en 2016, il s’est vite repris. Il a été pris en épaisseur samedi. Il est toujours dry coat et prend plus de temps que prévu. Sierra Redwood s’est retrouvé en troisième épaisseur et cette course doit être ignorée. Agincourt revenait après une blessure. Les circonstances n’ont pas été en sa faveur et il mérite d’être revu. Quant à Ruby Rocker, je n’arrive pas à le situer. Il avait eu tout en sa faveur, mais n’a pas accéléré. »