La production sucrière sera inférieure aux estimations initiales de 360 000 tonnes faites au début de la récolte sucrière. Le Crop Estimate Coordinating Committee devra se réunir cette semaine pour analyser la situation générale et communiquer l’ultime estimation avant la fin de la semaine.
Selon les données publiées par le MSIRI à la fin de la semaine dernière, 109 921 tonnes de sucre ont été produites par les quatre usines sucrières au 26 août, contre 139 000 tonnes durant la même période en 2016. Quelque 87 4501 tonnes de cannes ont été récoltées sur une superficie de 34 089 hectares. Le taux d’extraction reste relativement bas, soit une moyenne de 8,80% contre 9,49% l’année dernière. Cette baisse dans les prévisions de la production sucrière n’est pas de bon augure pour les revenus sur les exportations sucrières. Le prix obtenu actuellement varie entre Rs 11 500 et Rs 13 500 la tonne.
Un comité technique gouvernement-secteur privé se penche actuellement sur la situation de l’industrie sucrière. Les travaux devraient être achevés dans le courant de la semaine prochaine. L’objectif de ce comité : étudier quelles mesures prendre afin de maintenir les revenus de la vente du sucre mauricien à un niveau commercialement viable, et ce, à la veille de la libéralisation du quota sucrier en Europe.
Le secteur sucrier réclame à cor et à cri l’abolition du système de CESS afin de permettre aux planteurs de garder la tête hors de l’eau. On souhaite également l’énonciation d’une politique plus claire au niveau de la production énergétique à partir de la bagasse, qui pourrait se révéler une source de revenus supplémentaires pour les petits planteurs, entre autres.