« Il y a certains qui croient que les grands partis ont une assise mais ce n’est pas ce que nous voyons sur le terrain. Beaucoup seront choqués ». C’est ce qu’a déclaré le leader du Reform Party, hier, lors d’une conférence de presse à Quatre-Bornes. Selon Roshi Bhadain, son vécu sur le terrain durant cette campagne lui montre que son parti « se dirige vers une grande victoire ».
Il ne faut pas se fier à la présence des oriflammes pour pronostiquer qui sera le vainqueur, soutient Roshi Bhadain. « En décembre 2014, il y avait beaucoup d’oriflammes rouges et mauves ». Il se dit très confiant pour la partielle le 17 décembre, surtout depuis le dernier congrès organisé par son parti à La Source mardi. « Ena krwar ki gran parti ena zot lasiz me se pa ditou nou konsta lor terin. Nous voyons que les gens cherchent un changement. Nous allons vers une grande victoire. Beaucoup seront choqués, surtout de l’avance par laquelle nous remporterons l’élection. Jamais n’ai-je parlé avec autant de confiance et d’assurance. Nous savons quelles sont les familles qui vont voter ». Se comparant au PTr, il devait estimer qu’il y a deux jours, « le parti a tenu son congrès à Boundary où ils ont accueilli une quarantaine de personnes alors que nous avions eu 800 personnes au même lieu. Pa get gran parti, pa get oriflam. Tout cela provient d’un deuxième coffre-fort. Nous l’ouvrirons pareillement. Voyez toutes ces oriflammes rouges partout. Nous avons pris une cotation et le prix ne descend pas en dessous de Rs 12 le mètre. Or, juste devant le marché de Quatre-Bornes, vous avez environ douze kilomètres d’oriflammes rouges. C’est leur problème mais ils devront rendre compte. Quand nous aurons fini de faire notre calcul, nous dénoncerons ».
Soutenant disposer de preuves, Roshi Bhadain a par ailleurs soutenu que « des ex-députés travaillistes mènent une campagne infecte et communale disant qu’ils sont envoyés par Navin Ramgoolam pour dire qu’il faut enlever Shakeel Mohamed comme chef de file du PTr au Parlement et qu’il faut voter pour Arvin Boolell. J’ai même appelé Shakeel Mohamed pour lui dire de vérifier cette information ».
Alors que les autres candidats sont venus, dit-il, « pour soi-disant montrer la force de leur parti et pour avoir le pouvoir, moi j’ai quitté le pouvoir, ma place au Parlement et ma paye ». S’il reconnaît que l’on ne pourra empêcher le projet Metro Express d’aller de l’avant, « le contrat ayant déjà été signé, je suis allé parler avec le gouvernement indien qui est d’accord pour que le système soit revu et pour mettre des surélévations là où il faut ».
À une question de la presse sur l’incendie de Shoprite, Roshi Bhadain a dit avoir eu l’occasion de parler à la famille qui lui aurait fait part « qu’il y a eu des choses très graves. Elle a expliqué qu’on a empêché de forcer la porte où se trouvait le jeune homme. Si on avait écouté la famille, on aurait pu l’avoir. La famille avance aussi que la victime n’a pas été brûlée ainsi qu’on l’a fait croire mais que c’est potentiellement un cas d’asphyxie. Les sorties d’urgence apparemment auraient été bloquées par des stocks de produits. Les pompiers devront rendre leur rapport. Mais, à la demande de la famille, j’ai accepté de les aider légalement pro bono ».
À la question de savoir s’il sent le PTr comme étant son principal challenger lors de cette élection, Roshi Bhadain a soutenu qu’il ne voit pas de concurrent car « j’ai démissionné pour défendre ma circonscription qui à mon sens était à risques. J’ai trois options : discuter avec l’Inde, faire un Judicial Review et le Parlement. C’est une élection référendum. Quand je rentrerai au Parlement, ce sera avec la force de tous ces habitants qui auront voté pour moi et qui sont contre le métro. Et, plus important, je rentrerai en tant que leader du Reform Party. Je retournerai à l’Alliance Lepep son ticket ».