La dite réforme électorale est devenue un point d’actualité quasi identique à tout autre point qui occupe l’actualité, est-ce normal ? Qui dit Démocratie induit étymologiquement la notion de gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » ! Ah oui ? Mais à quoi assistons-nous finalement, sur la scène publique depuis un certain temps par médias interposés ?
Vous conviendrez avec moi que nous sommes toute une population prise en otage de la manière de procéder de nos dits chefs politiques ! Ils s’emploient à nous traiter simplement comme des bons qu’à être des observateurs face à leurs « moves », attitudes et moult déclarations.
Or nos chefs du Gouvernement, de l’Opposition ou l’ancien chef du pays qui – à ce même titre tous trois – sont des dirigeants de partis ! Ne sommes-nous donc condamnés, et ainsi réduits qu’au rôle de spectateurs passifs juste légitimés à suivre le déroulement des faits que nos ‘princes’du jour concèdent bien, selon leur humeur, à nous laisser voir !!! Et cet état de fait-là doit-il vraiment nous satisfaire ?
Est-ce ainsi que de vrais gestionnaires de « la chose publique » qu’est la Politique sont censés agir sur des questions de l’heure dans un régime démocratique ? N’est-ce pas là un dysfonctionnement flagrant – devenu chronique – de ce que devrait être le fonctionnement normal de l’Institution ÉTAT ? Il y a là quelque chose de pernicieux qui s’est sournoisement installée dans le temps et à laquelle la plupart d’entre nous se sont tranquillement habitués ! Ne nous trouvons-nous pas devant un mépris réel d’un électorat, souverain en son état, qui s’est uniquement contenté de confier sa souveraineté fondamentale de décider – en toute liberté – de l’orientation de sa vie en commun, voire du Bien Commun, donc, de facto, du destin de tous à de simples
Représentants ?
Ou alors cet électorat a-t-il tellement été traité comme un mineur, sans esprit critique que cela lui paraît presque normal d’être dirigé par des « maîtres à penser » qui dans les faits n’en sont pas ? Eux qui font peu de cas du fait de la représentation donc d’un mandat à caractère démocratique qui devrait faire obligation à ces mandataires de revenir systématiquement vers les électeurs pour des consultations régulières et pour rendre des comptes sur leurs pratiques de
représentants comptables à leurs mandants ! Que constatons-nous face à cette situation délétère au plan démocratique depuis que le Mouvement Premier Mai, il y deux ans, a évoqué la nécessité d’une Deuxième Constitution et d’une Deuxième République ? Et aussi, dans la foulée du jugement du Privy Council (Cour étrangère) dans l’affaire de Rezistans ek Alternativ ?
Nous constatons un besoin incompressible par un nombre grandissant de nos compatriotes qui veulent s’exprimer sur la démocratie représentative ! D’où la propension de nos radios privées, laissant parler à satiété les mêmes interlocuteurs qui prennent d’assaut leurs ondes et idem pour des rédacteurs en chef qui ouvrent les colonnes de leurs journaux aux stylos de nos potentiels penseurs ! Quid alors d’un vrai débat démocratique, au sens propre de cette formule, qui engagerait le peuple dans son ensemble dans une cogitation active sur son devenir démocratique ?
Comment sinon se faire une idée juste de ce défi qu’est la Réforme électorale gardant pour enjeu vital, ici et maintenant, le vivre-ensemble pour notre société ? Les « Koz-Koze » entre apparatchiks de partis se résument, humblement pour moi, à une confiscation de la démocratie et une usurpation de la souveraineté démocratique seule habilitée à décider de l’orientation fondamentale de son vivre-ensemble !!!
Une troisième initiative d’États Généraux
Le Premier ministre, au lieu de laisser pourrir la situation, serait mieux avisé de se préoccuper d’une troisième initiative d’États Généraux – qui ratisserait très large pour un brainstorming permettant de rassembler un maximum de citoyens, à défaut d’un réel référendum constitutionnel – à la manière des citoyens suisses qui sont
systématiquement consultés pour tout ce qui touche à leur devenir !
Lui qui, après l’initiative du ministère de la Sécurité sociale d’alors, en 96-97, organisant les États Généraux du Social et réunissant plus de 500 personnes de tous horizons sociaux, économiques et politiques, a fait suivre la deuxième, à sa propre initiative, sur l’audiovisuel quelque temps après.
« C’est au pied du mur qu’on reconnaît le maçon ! » nous dit le dicton, n’est-ce pas ? Alors, ouvrons grandes nos perspectives et commençons ce grand chantier des États généraux des citoyens lucides, libres, conscients et responsables qui nous attend et qui est devenu « Most immediate » !