Richard Duval, qui avait refusé de se soumettre à un alcootest à la suite d’un accident mineur le 21 juillet 2013 à Pailles, a été reconnu coupable ce matin de deux charges, soit « driving without due care and attention » et « failing to provide a specimen of the breath for a breath test ». Il écope d’une amende de Rs 5 000 sous chaque charge. Cependant la charge de « driving motor vehicle with alcohol concentration above prescribed limit » qui pesait sur lui a été rayée, la magistrate Adeela Hamuth ayant conclu qu’il était dans un état sobre et qu’il n’y avait aucun élément pour prouver le contraire.
La magistrate Adeela Hamuth n’a pas été convaincue du fait que Richard Duval conduisait sa voiture avec une concentration d’alcool dans le sang au-delà de la limite légale et lui a accordé le bénéfice du doute. « Hence, although such evidence is acceptable evidence of opinion on the accused’s degree of sobriety and his fitness to drive, in the absence of any evidence to establish beyond reasonable doubt that the accused’s blood-alcohol level exceeded the prescribed limit, the accused is given the benefit of the doubt », a souligné la magistrate. Cependant, elle a conclu que tous les éléments de deux autres charges avaient été prouvés et a fait ressortir dans le jugement que les policiers qui avaient déposé en Cour n’avaient aucune raison de mentir ou d’inventer une histoire alors que Richard Duval avait une excuse pour justifier pourquoi il avait refusé de se soumettre à l’alcootest ce jour-là. « The excuses consisting mainly of medical reasons and the symptoms which the accused was experiencing, for failing to blow into the apparatus, kept on improving and increasing, more than two years after, when the accused deposed in Court », observe la magistrate. « The accused wants this court to believe that he did not deem it necessary to seek for any medical assistance despite being so unwell because he knew his illness ; he was well enough to give his declaration and record it himself shortly after the accident ; but he was in such a state of shock and ill health after the accident as not to blow in the apparatus for a preliminary breath test », écrit-elle un peu plus loin.
Rappelons que lors du procès, Richard Duval avait insisté sur le fait qu’il n’était pas sous l’influence de l’alcool, clamant que « zame monn bwar sa swar-la ». Il a soutenu avoir refusé l’alcootest notamment parce qu’il est asthmatique depuis son enfance. L’ex-député du PMSD a ainsi déclaré avoir perdu le contrôle de son véhicule car il avait été ébloui par les phares d’une Subaru blanche. Il s’est ensuite rendu au poste de police le plus proche pour donner sa déclaration, mais a toutefois refusé de soumettre un échantillon de son sang et de son urine alors que la police le lui avait demandé. Il a justifié cette démarche par le fait qu’il était grippé et qu’il avait pris du Benylin, un sirop contre la toux contenant une dose d’alcool. Richard Duval a ajouté qu’il voulait éviter tous risques de contracter une possible infection, soit une hépatite, en se soumettant à l’alcootest. Outre le refus de l’alcootest, il était reproché à l’ex-député d’avoir conduit sa voiture « without due care and attention », et ce avec une concentration d’alcool au-delà de la limite légale. Richard Duval était défendu par Me Assad Peeroo alors que la poursuite était représentée par Me Chitralata Soobagrah.