Dans le cadre du “Pay Back Mauritius Scheme” mis en oeuvre par les Services des Prisons, des détenus se sont engagés dans un projet visant à réhabiliter la plage publique de La Prairie, sous la supervision des autorités de la prison. Cette plage réaménagée sera inaugurée aujourd’hui en présence du ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Gestion des désastres et des plages Raj Dayal et du Commissaire des Prisons Jean Bruneau.
Les Services des Prisons et la Beach Authority ont travaillé en étroite collaboration depuis 2013 pour concrétiser ce projet de réhabilitation de la plage publique à La Prairie, qui était, avant le début des travaux, recouverte de buissons. L’opération comprend le rehaussement de la zone côtière de La Prairie ainsi que l’aménagement de la plage publique et une aire de pique-nique de grande qualité au profit des Mauriciens et des touristes. Pour mener à bien ce projet, un protocole d’accord avait été signé entre les Services des Prisons et la Beach Authority.
Ce projet de réhabilitation, dans le cadre du programme “Pay Back Mauritius Scheme”, vise à donner l’occasion aux détenus de prendre conscience du tort causé à la société par leur faute et faire amende honorable à travers leur contribution. Autre objectif : permettre aux détenus de s’adonner à des activités constructives pendant leur incarcération et de s’engager dans un projet ayant pour but d’embellir l’environnement, de concevoir un élément infrastructurel ou d’apporter leur aide aux nécessiteux.
Selon le Commissaire des Prisons, le “Pay Back Mauritius Scheme” s’inscrit en droite ligne avec le plan stratégique de dix ans des Services des Prisons sous le volet ‘Réhabilitation et Peine’. Et de soutenir : « Le département des Prisons travaille actuellement sur d’autres projets majeurs. Dans le même cadre, la participation des détenus à ces projets les aidera à trouver de l’emploi après leur remise en liberté et en même temps contribuer au bien-être économique de la communauté. »
Selon lui, la plupart des détenus sont ouverts à l’opportunité de donner de leur temps aux projets qui bénéficient directement à la société. « En cours de route, beaucoup développent des aptitudes qui peuvent les aider après leur remise en liberté », précise le Commissaire des Prisons.