Photo illustration

La Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP) demande au gouvernement de corriger la distorsion causée par l’introduction du salaire minimum par rapport à la relativité salariale dès janvier 2020. Cet exercice devra concerner la correction des anomalies de 2018 et celles découlant de l’application du salaire minimum à Rs 9 700.

Dans une lettre adressée vendredi au ministre du Travail et des Relations industrielles, Reeaz Chuttoo et Jane Ragoo, respectivement président et secrétaire générale de la CTSP, soulignent qu’il serait « injuste » que les fonctionnaires aient droit à une compensation salariale de Rs 300 et une avance de Rs 1 000 dès janvier, alors que les travailleurs du secteur privé ne bénéficieront pas d’un ajustement salarial découlant de l’application de deux salaires minimum.

« Employees of the public sector will benefit from Rs 1000 in january 2020 (Rs 300 compensation for lost in purchasing power and Rs 1000 as advance on PRB recommandations) and at latest October 2020, the PRB will be table its recommendation for the General salary review in the public sector taking into consideration co-relativity for Minimum wage of january 2018 and Minimum wage for January 2020. The PRB recommandation will be applicable with arrears as from January 2020. This is unfair towards workers of the private sector. When the NRB table its recommandations in september 2018, you did not proceed with its implementation on the basis that no recommandation for co-relativity in the public sector has yet been done », écrivent-ils dans la lettre. Afin d’éviter la perception que les travailleurs du secteur privé sont marginalisés, la correction des anomalies doit prendre en considération le salaire minimum de 2020.

« In order to avoid all perceptions that private sector workers are being marginalized, the CTSP firmly believe that the exercise of co-relativity for the private sector should take into consideration the revised minimum wage that will be implemented in January 2020 » ajoutent-ils. Les dirigeants de la CTSP disent constater aussi qu’il y a « une faiblesse dans la National Minimum Wage Regulation ». Il n’est pas mentionné si le salaire minimum s’applique aux travailleurs hautement qualifiés ou à des travailleurs qui n’ont pas d’expérience.

Rencontrant la presse, vendredi, au siège de la Federation des Travailleurs Unis à Port-Louis, Jane Ragoo a affirmé « qu’il existe dans le pays un certain nombre de travailleurs qui ne sont pas couverts par les Remuneration Orders ». Ce sont essentiellement des travailleurs qui sont affectés dans les commerces, le secteur financier et dans l’administration. Selon le syndicat, environ 50 000 travailleurs sont concernés. Elle a souligné que la lettre adressée au ministre du Travail fait mention de ce problème. Celle-ci se lit comme suit : « The fact that the above sectors are not covered by any Remuneration Order, there is no prescribed wage structure and no job hierarchy. »

La CTSP est en présence de 18 cas où des employés ne touchent que le salaire minimum. Elle a proposé ainsi qu’un amendement soit ajouté au salaire minimum. Cette clause, selon elle, devrait être ainsi : « The Minimum Wage shall be paid to any worker doing a job of routine and repetitive nature that do not require any particuar skills nor the operation of any machine ». Une copie a été adressée au secrétaire financier, Dev Manraj, et au président du National Wage Consultative Council, Beejaye Coomar Appanah.