« Je le ferai plus tard », « Il est encore trop tôt pour ça », « Je suis trop fatigué pour travailler »… Des phrases diaboliquement sucrées qui vous titillent l’esprit lorsque les tâches quotidiennes deviennent pénibles à porter. L’être humain est faible, la paresse nous guette à chaque coin de rue et nous sommes tous confrontés un jour ou un autre à cette pulsion de tout laisser tomber et de NE RIEN FAIRE !

POËMA ZÉPHIR

Choisir entre le repassage ou s’étaler sur le canapé devant des vidéos de chiots mignons sur YouTube est souvent un vrai supplice pour certains retardataires chroniques comme on les appelle. Leur devise est pourquoi se prendre la tête avec des activités ennuyantes, qui ne donnent aucune satisfaction, au lieu de s’enliser dans ce vice qu’est la procrastination. Oui ! Surtout en milieu de semaine quand le poids du travail vous écrase en vous narguant avec des imprévus désagréables ou d’autres obstacles à vous en faire voir de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. N’est-il pas plus simple d’envoyer balader les obligations qui semblent sans importance au départ et se la couler douce pendant “juste une minute” ?

Ceux qui possèdent une bonne étoile s’en sortent sans grand problème et peuvent dormir paisiblement même s’ils ont remis à plus tard leurs responsabilités de « grandes personnes ». Mais ceux qui semblent être les descendants de Jonas, à force de faire l’indifférent à vos devoirs, la montagne sera encore plus dure à escalader. De ce fait, il est sans doute temps de réfléchir au sens de votre vie. Si vous avez tendance à remettre au lendemain tout ce que vous pouvez faire aujourd’hui, votre quotidien ne semble plus être à la hauteur de votre for intérieur. Faites-vous le métier qui vous plaît vraiment ? Êtes-vous entourés de gens que vous appréciez réellement ? Êtes-vous heureux ?

À la minute où l’on cède à la procrastination, il est clair que notre vie ne nous satisfait plus et qu’il y a quelque chose qui cloche quelque part. Rappelons aussi que faire une pause de temps en temps est primordial, mais trop de “break” signifie également qu’un changement a envie de pointer son nez dans une routine trop possessive. Alors, à tous ceux qui se sentent concernés par ces mots, il est peut-être temps de remédier à votre oisiveté envahissante.

Si vous ne trouvez pas de solution, remettez votre sort entre les mains de la Bonne Sainte Fainéante, protectrice des paresseuses et récitez cette prière dans l’espoir que vous allez vous rétablir avec le temps : « Ô vous qui possédez le royaume de la nonchalance, accordez-nous, par le moyen de nos petits caprices et de nos détours, le bonheur de vivre sans rien faire. Ainsi soit-il. » (Épinal)