REPORTAGE - LE SLIME : Le phénomène du moment

Une nouvelle tendance, qui sera probablement éphémère, passionne de nombreux adolescents. Le slime est une matière visqueuse fabriquée maison et avec laquelle les ados s’amusent dans les cours de récré et chez eux. Pour comprendre ce phénomène qui a touché nos côtes, nous avons rencontré un groupe d’adeptes à Albion et un autre à Beau Bassin.
Quelques cours de récré en sont les témoins privilégiés : la mode actuelle pour quelques ados est au slime, une matière visqueuse, élastique et gluante. Ici et là, on voit des apprentis chimistes se donner du mal pour fabriquer ce qui deviendra un jouet. À Maurice, le craze du slime semble toucher en particulier les 11 à 13 ans. Sur YouTube, les tutoriels sont légion. On en voit de toutes les couleurs. C’est d’ailleurs sur ces vidéos que la plupart de nos interlocuteurs ont pris connaissance de ce phénomène.
Pour découvrir le slime, direction Albion, où nous attendent les jumeaux Heloise et William Cundasawmy, ainsi que leur cousine, Kaynia Brelu-Brelu. À Beau Bassin, nous rencontrons Ella Williams, Tatiana Russie, Solène Augustin, Jeshna Edoo, Kelvina Ramsamy, Dulcina Veerasamy, Rachel Thérèse, Anne-Laure Lafontan et Anaïs Fok Shan. Tous ne jurent que par le slime et s’empressent d’en fabriquer. “C’est très amusant. C’est la nouvelle mode”, disent-ils en riant.

Ingrédients de base.
Il existe une multitude de slimes, mais les ingrédients de base sont presque les mêmes. Heloise Cundasawmy, 13 ans, confie qu’il suffit de “colle blanche ou transparente, de solution saline ou solution qu’on utilise pour les lentilles de contact. On peut rajouter de la lessive pour que cela ne colle pas dans les mains et du bicarbonate de soude.” Autre recette : du dentifrice mélangé à de la colle. Aux États-Unis, c’est avec le borax qu’on le prépare principalement. Un petit passage au frigo peut se révéler nécessaire pour que la matière prenne.
Si le slime de base est amusant pour les ados, ces derniers ont tendance à en fabriquer d’autres types qui donnent de meilleurs résultats. À commencer par le slime fluffy, qui comprend les ingrédients de base susmentionnés auxquels on ajoute de la mousse à raser. Ce dernier ingrédient change la matière, qui devient plus légère, “comme un nuage très doux à toucher”, précise Heloise Cundasawmy. William, son frère jumeau, nous montre le slime rebondissant, une matière plus dure. Des matières avec lesquels s’amusent follement les jumeaux et leur cousine, Kaynia Brelu-Brelu. “C’est amusant à faire, on peut passer nos journées à jouer avec”, dit-elle.

Relaxant.
À Beau Bassin, nous assistons à la fabrication de trois slimes plus ou moins similaires. L’important est la texture de la matière, comme le soulignent Anne-Laure Lafontan et Anaïs Fok Shan. Le slime qu’elles ont fabriqué s’étire à volonté, pour leur plus grande joie. Pour d’autres, le côté visuel qui est privilégié. Ella Williams, Tatiana Russie, Solène Augustin et Jeshna Edoo ont ajouté des paillettes dans le leur, lui donnant une touche esthétique.
Sitôt fabriqué, le slime se transforme en un jouet que les ados font tourner entre leurs mains. Certains le malaxent, d’autres l’étirent, d’autres encore le frottent entre les doigts. “C’est vraiment très fun. C’est un réel plaisir de manipuler cette matière et cela fait du bien”, disent les filles.
L’adjectif relaxant revient souvent dans la bouche des adeptes de ce nouveau phénomène. “J’ai pris connaissance de cette mode sur YouTube. J’ai vu la vidéo d’une youtubeuse qui jouait avec et qui expliquait que c’était un bon moyen pour détresser”, dit Heloise Cundasawmy. “C’est amusant, ça fait des bruits drôles”, ajoute son frère jumeau.