RÉSULTATS FINANCIERS - JUILLET-SEPTEMBRE 2017 : Air Mauritius enregistre des profits de Rs 457 millions

Absorbant ses pertes du 1er trimestre, la compagnie affiche environ Rs 250 millions de bénéfices en six mois

Air Mauritius a dégagé des profits de 11,6 millions d’euros (environ Rs 457 millions) pour le deuxième trimestre (juillet-septembre 2017) de son exercice financier 2017/2018. Avec cette performance, Air Mauritius a pu absorber les pertes encourues au premier trimestre (avril-mars 2017) pour terminer le premier semestre avec des bénéfices de 6,3 millions d’euros (près de Rs 250 millions).
Les comptes de la compagnie, qui ont été épluchés aujourd’hui par le conseil d’administration, indiquent que la performance du deuxième trimestre a été en dessous de celle de la période correspondante du précédent exercice financier quand Air Mauritius avait enregistré des profits de 13,6 millions d’euros (Rs 546 millions). La direction de la compagnie d’aviation nationale explique que le contexte cette année est « extrêmement difficile », la concurrence étant de plus en plus féroce. Les concurrents opèrent avec des capacités additionnelles importantes, entraînant « une guerre des prix sans merci » qui aura un impact négatif sur la recette unitaire (yield). « Air Mauritius tient le cap et affiche une bonne performance opérationnelle dans le droit fil de la tendance enregistrée l’année dernière, malgré une concurrence féroce et accrue », fait-on ressortir dans les milieux de la compagnie.
La stratégie de croissance sur des lignes telles Singapour/Kuala Lumpur, Perth, Cape Town, Bangalore/Chennai, Londres et Durban a été poursuivie. De plus, deux vols quotidiens sont opérés vers Saint-Pierre, La Réunion. Le nombre de sièges sur l’ensemble du réseau a augmenté de 5,6 % pendant le deuxième trimestre de l’année financière, passant de 526 049 à 555 595. Le nombre de passagers transportés a augmenté de 2,4 % pour atteindre 426 910. Mais dans le sillage de l’augmentation de la capacité, le taux de remplissage a diminué de 2,9 points pour passer à 80,7 % alors que la recette unitaire a subi une baisse de 4,3 %, passant de 260,9 à 249,70 euros.
Air Mauritius a eu également à faire face pendant la même période à une hausse du prix du carburant. Le prix moyen d’un baril a grimpé à 49,50 dollars comparativement à 47,90 dollars pour le deuxième trimestre du précédent exercice financier. Mais grâce à un taux de change euro/dollar plus attrayant (1,18 contre 1,12), les effets de l’augmentation du carburant ont été atténués dans une certaine mesure.
Au chapitre des indicateurs positifs, on note que les revenus trimestriels ont augmenté de 2,1 % pour s’élever à 135,9 millions d’euros. Le volume de fret a progressé de 36 % pour se chiffrer à 9 227 tonnes alors que la valeur nette des actifs par action s’est accrue : de Rs 34.04 au 31 mars dernier à Rs 37.66 au 30 septembre dernier.
Pour ce qui est du bilan semestriel (avril-septembre 2017), la direction d’Air Mauritius relève que les revenus opérationnels ont augmenté de 3,5 % pour passer à 251,8 millions d’euros. Le nombre de sièges disponibles s’est accru de 6,9 % pour se chiffrer à 1 078 297 alors que le nombre de passagers pour la même période a été en croissance de 6,6 % à 810 239.
« Air Mauritius s’est engagée dans une logique de croissance et d’investissement ainsi que dans l’amélioration de son produit », souligne la direction. La compagnie s’apprête à recevoir le 26 novembre prochain un deuxième Airbus A 350-900 après celui livré le 20 octobre dernier. Ces deux avions, rappelons-le, font partie d’une commande de huit appareils : six Airbus A 350-900 et deux Airbus A 330neo, qui intégreront graduellement la flotte jusqu’en 2023. « La compagnie revoit en ce moment sa flotte court/moyen-courrier afin de mieux soutenir la stratégie de connectivité régionale dans le cadre du projet d’air corridor », indique-t-on. La diversification des marchés se poursuit avec l’introduction des vols sur Amsterdam le mois dernier et Genève dans quelques semaines.
Pour ce qui est du carburant, Air Mauritius fait comprendre que l’augmentation du prix durant le troisième trimestre aura un impact certain sur les coûts d’opération, cela même si le taux euro/dollar permet de contenir partiellement cette hausse. « Dans ce contexte, la rigueur et la discipline sont de mise », fait ressortir la compagnie, qui réaffirme son engagement à offrir un meilleur service à un prix compétitif « tout en maintenant la sécurité comme la première de ses priorités ».