Après la date moratoire de 2014 pour le renouvellement du bail britannique sur Diego Garcia en faveur des Américains (qui arrive à expiration en 2016), Maurice pourrait dire adieu à une partie de son territoire. D’où les nombreuses tractations du Komite Diego pour que l’île soit restituée à la République de Maurice. Une démarche soutenue par le Groupe Réfugiés Chagos (GRC) d’Olivier Bancoult, mais pas pleinement. Pour ce dernier, il importe que les Chagossiens puissent retourner sur leur île natale après le drame humain qu’ils ont vécu.
Encore une fois, l’unité n’est pas palpable dans le combat pour que les îles constituant l’archipel des Chagos soient de nouveau rattachées au territoire mauricien. Le Groupe Réfugiés Chagos continue sa lutte en se basant sur le drame humain qui s’est joué vers la fin des années 60 et au début des années 70. Le Komite Diego parle de démilitarisation de la zone de l’océan Indien en utilisant, parmi ses arguments, le traité Pelindaba de 1996, dont Maurice est signataire. Placé sous l’égide de l’organisation de l’unité africaine, il est en vigueur depuis le 15 juillet 2009 et stipule, entre autres, que les cinq puissances nucléaires reconnues par le traité de non-prolifération (États-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne et Chine) ne doivent pas utiliser ou menacer d’utiliser un dispositif explosif nucléaire contre les États-parties du traité et contre tous les territoires compris dans la zone couverte par le traité, selon le Protocole I.