Pour un réveillon du 31 décembre, bien ancré dans les moeurs mauriciennes, on s’active dès l’aube dans beaucoup de familles pour ne pas faillir à la tâche. Direction le marché pour faire le plein à cette occasion ou encore dans les supermarchés habituels dès la première heure pour certain;pendant que d’autres font avec les moyens du bord à la boutique du coin, tout en conservant des recettes raffinées dignes d’un repas de fête.

Au menu de ce soir, l’incontournable poulet rôti, de la dinde parfois, des crevettes pour certains ou encore un succulent porc au miel accompagné bien souvent de sauces, de la traditionnelle purée de pomme de terre fait maison et de salades vertes. D’autres opteront pour un riz frit avec son « chatini pom damour » ou encore un bol renversé. 

Faire simple et rapide, voilà la devise en ce jour festif pour ne pas déroger à la règle des douze coups de minuit.

Après plusieurs semaines de nettoyage intensif, la maison s’est apprêtée de ses plus belles parures pour accueillir le nouvel an. Les murs fraîchement repeints, les rideaux neufs, chaque recoin inspecté et nettoyé de fond en comble; et le « toutou » a, bien entendu, droit à son dernier bain pour 2017. Les préparatifs vont bon train en effet.

Rien n’est laissé au hasard. Dans un coin de table, les fameux pétards « cerf », les feux d’artifice et pour les plus jeunes les « pok-pok » sont disposés. Il est de coutume que les familles commencent généralement à réveillonner vers 20 heures, voire bien avant. 

Sur la table, on retrouve les éternels « gadjacks » soigneusement confectionnés et les boissons pour tous les goûts afin de ne pas déroger à la tradition mauricienne.

L’excitation atteint son summum aux alentours de 23 h 45. C’est le moment tant attendu de la disposition des pétards pour les faire sonner à minuit pile de sorte à accueillir la nouvelle année en fanfare. Certaines croyances prétendent même que faire éclater des pétards est synonyme de se libérer des mauvais sorts de l’année précédente.

À minuit : les bruits de pétards retentissent à travers l’île. Des milliers de mauriciens descendent dans les rues. On distingue à peine son voisin au travers de la fumée opaque. Dans les airs, les feux d’artifice font office de décor nocturne. Un spectacle inouï, fracassant, incomparable s’offre à la population. La fumée noirâtre des pétards se dissipe peu à peu pour faire place cette fois au fameux « bonzour l’année ». Des accolades, suivies d’embrassades dans les familles et chez les gens du voisinage.

Commencent alors les festivités officielles s’ensuivant des déjeuners chez les parents et beaux-parents et l’incontournable « al ramas pavion »

Bonne et heureuse année 2018 !!