REZA UTEEM, président de la Commission économique du MMM : « Non, l’affaire Sobrinho n’est pas terminée ! »

Notre invité de ce dimanche est Me Reza Uteem, avocat d’affaires et président de la Commission économique du MMM. Au cours de l’interview, réalisée hier matin à son domicile, Reza Uteem explique comment a éclaté l’affaire Sobrinho qui est devenue, de son point de vue, un scandale politico-financier que les autorités essayent de couvrir. Il explique sa position sur le comportement de la présidente de la République dans cette affaire et termine en répondant à des questions sur la politique et le MMM.

C’est vous qui avez lancé l’affaire Alvaro Sobrinho, qui défraye la chronique depuis plus d’un mois.
Cette affaire a commencé par un scandale financier qui est devenu aujourd’hui un scandale politico-financier. Je suis avocat d’affaires de profession et également président de la Commission économique du MMM. C’est à ce titre que j’ai eu des informations selon lesquelles le contrat de l’actuel CEO de la Financial Services Commission n’allait pas être renouvellé. Autrement dit, on voulait limoger cette personne. Je me suis demandé pourquoi. Entre autres raisons, il y avait la manière dont il avait accordé une Investment Banking Licence à quelqu’un qui, selon certaines sources internes, n’était pas qualifié pour l’obtenir. J’ai fait une enquête qui m’a fait découvrir qu’il y avait beaucoup de zones d’ombre autour de M. Alvaro Sobrinho, citoyen angolais, à qui cette licence avait été octroyée. L’Angola est loin d’être un pays réglementé au niveau financier. C’est le deuxième producteur de pétrole en Afrique, reconnu comme étant un des plus corrompus du continent africain. La fille de l’ancien président est une des personnes les plus riches du continent, alors que des millions d’Angolais vivent dans des conditions difficiles. Dans le milieu financier international, on fait doublement attention quand on a affaire à un investisseur qui vient de l’Angola, surtout quelqu’un proche du pouvoir angolais. Un pays comme Maurice, qui veut présenter une image de centre financier propre, ne peut pas, à travers la FSC, accorder une licence à cet individu.

Mais alors, pourquoi est-ce que cette licence a été attribuée ?
En raison de ses soutiens politiques. Nous avons découvert que l’individu angolais en question avait ses entrées dans les plus hautes sphères politiques du pays. Au fil des recherches sur M. Sobrinho, sur qui pèse beaucoup de soupçons, nous avons découvert le scandale des bourses de Planet Earth Institute. Des bourses qui devaient concerner les meilleures universités mondiales, puis celles de l’Afrique du Sud et, finalement, celle de Maurice. Déjà, cette histoire de bourses mérite une enquête.

Il faut, à ce stade, préciser que la présidente de la République de Maurice est une trustee de Planet Earth Institute de M. Alvaro Sobrinho.
Je n’ai aucun problème que Mme Ameenah Gurib-Fakim s’associe avec qui elle veut pour faire du business. Mais j’ai un grand problème quand la présidente de la République accepte de devenir trustee de Planet Earth. En ce faisant, elle pousse Maurice à donner une légitimité à cette institution. Et Planet Earth a besoin de crédibilité de ce type puisqu’il souligne que Lord Boateng de la Grande-Bretagne fait également partie de ses trustees.

Vous pensez qu’on a utilisé la présidente dans cette « affaire » ?
C’est possible. Comme on a essayé d’utiliser les noms de Me Iqbal Rajahbalee et le professeur Mohamedbhai pour donner de la crédibilité au business d’Alvaro Sobrinho. Les deux personnes citées ont rapidement démenti ces fausses allégations. Cela démontre que M. Sobrinho a mis en place un schéma pour ses transactions. Il vient dans un pays, identifie quelques personnes crédibles, leur offre un poste pour donner à son business la crédibilité qu’il ne possède pas. On s’en sert comme des paravents de respectabilité. C’est une pratique connue dans le monde du business international.

Vous êtes de ceux qui pensent que la présidente devrait démissionner ?
Avant de me prononcer sur cette éventualité, je pense que la présidente de la République aurait dû avoir la décence de donner une conférence devant toute la presse mauricienne pour expliquer dans quelles circonstances elle a fait la connaissance de M. Sobrinho et accepté de devenir une trustee de son institut. Elle devrait également dire ce qu’elle a reçu en retour, si elle a participé à des conférences internationales tous frais payés. Elle devrait aussi dire combien de temps elle a consacré à travailler pour Planet Earth alors qu’elle est payée des deniers publics comme présidente de la République ! Au lieu de ça, elle a choisi de faire une déclaration à la MBC, tout comme M. Sobrinho a choisi de faire une déclaration devant quelques journalistes triés sur le volet, pas devant l’ensemble de la presse mauricienne!

Quand on étudie les détails de ce scandale financier, on est obligé de constater que les institutions financières mauriciennes fonctionnent mal. La FSC et la BoM parlent chacune un langage et le  ministre de la Bonne Gouvernance accuse la FSC de « légèreté ». N’a-t-on pas retenu les leçons de l’affaire BAI ?
Vous avez raison. Dans le secteur financier, rien n’a changé depuis l’affaire BAI. Maurice n’a pas tiré les leçons de cette affaire et les ingérences politiques continuent de plus belle sur les instances régulatrices. Pas plus tard qu’hier, Ivan Collendavelloo, numéro deux du gouvernement, est allé rencontrer M. Alvaro Sobrinho alors que ce dossier ne le concerne pas officiellement. Est-ce qu’il est allé le voir en tant que membre du gouvernement ou en tant qu’avocat, pour lui prodiguer des conseils pour sa conférence de presse ? C’est une question qui mérite d’être posée. Mais pire que ça, Ivan Collendavelloo a blanchi M. Alvaro  Sobrinho en faisant une déclaration pour dire que l’argent de l’Angolais investi à Maurice était propre ! Comment est-il arrivé à cette brillante conclusion menant à l’attribution d’un certificat de moralité, juste après une conversation avec l’homme d’affaires ?

Je suppose que vous avez choisi avec attention le terme blanchiment ! Donc, les instances du secteur financier mauricien ne fonctionnent pas comme elles le devraient ?
Voulez-vous un exemple précis ? Un email du Solicitor General, qui est l’avocat du gouvernement, demandant à la FSC l’ouverture d’une enquête sur de faux renseignements qui ont permis à M. Sobrinho d’obtenir une licence a été rendu publique. Au lieu d’ouvrir immédiatement une enquête sur la demande du Solicitor General, la FSC annonce qu’elle va ouvrir une enquête pour savoir... comment le contenu de l’email du Solicitor General a été rendu public ! En ce qui concerne l’enquête réclamée, la FSC va référer l’affaire à la police ! Autrefois, la FSC était connue pour sa capacité à respecter à la lettre les règlements — au point où parfois on l’accusait d’excès de zèle.  Aujourd’hui, c’est le laisser-aller et le faire vite et le non respect des règlements qui sont les mots d’ordre.

De quand date ce changement de... manière de fonctionner?
Depuis quelque temps déjà, depuis que la politique s’est ingérée dans le fonctionnement de l’institution, ne serait-ce qu’avec la nomination sur le board de conseillers de ministres. Il est évident qu’il y a eu ingérence politique dans l’affaire Sobrinho, en dehors des blanchiments que j’ai déjà mentionnés. Il faudrait quand même rappeler que c’est le ministre de la Bonne Gouvernance qui a déclaré que dans cette affaire la FSC avait fait preuve de « légèreté » et avait accordé une licence que la Banque de Maurice avait rejetée. Personne n’a démenti cette déclaration ministérielle.

Selon vous, la FSC avait-elle, effectivement, fait preuve de légèreté?
Tout à fait. Il faut savoir qu’une licence bancaire permet à celui qui la possède de gérer l’argent des autres et que la FSC a la responsabilité de veiller à ce que cette autorisation soit bien attribuée, car le public va se baser dessus pour investir. C’est exactement ce qui s’est passé dans l’affaire BAI les gens ont investi dans ses assurances parce que les plans étaient validés par la FSC. La Banque de Maurice est beaucoup plus sévère dans le respect des règlements que la FSC. Je suis convaincu que c’est pour cette raison que le ministre des Finances a fait passer la Finances Act pour retirer la responsabilité du dossier Investment banking de la Banque de Mauriceet la donner à la FSC, car là-bas, le gouvernement a un plus grand contrôle sur cette dernière institution prétendument indépendante.

Avec la bénédiction du vice-Premier ministre et l’attitude la FSC, est-ce que l’affaire Sobrinho est terminée?
Certainement pas! Mais il n’y a pas que qu’Ivan Collendavelloo qui a défendu Sobrinho. Pravind Jugnauth aussi l’a fait. Quand le MMM a dénoncé ce scandale financier, on a vu le PM et son vice débouler pour défendre M. Sobrinho, allant même jusqu’à contredire le ministre de la Bonne Gouvernance, qui comme tous les professionnels du pays, ont été choqués par cette affaire. Non, l’affaire n’est pas terminée. Le Parlement va reprendre ses activités et les ministres auront à venir répondre en détail aux questions que se posent les Mauriciens sur cette affaire qui porte atteinte à l’image de Maurice au niveau international. La FSC aura à poursuivre les personnes qui ont fait de fausses déclarations pour l’obtention du permis de M. Sobrinho. Il faudra que les institutions comme la FSC, la Police, l’ICA, fassent leur travail. Mais est-ce que c’est possible ?

La situation de ces institutions est-elle pire que sous le précédent gouvernement ?
Oui, dans la mesure où le présent gouvernement a obtenu de l’électorat un mandat pour mettre de l’ordre, nettoyer le pays et changer le système. Mais une fois arrivé au pouvoir, ce gouvernement a usé et abusé du système à son avantage, ce qui est beaucoup plus grave. Au lieu de nettoyer le pays, le gouvernement de l’alliance Lepep est encore à le salir davantage. A ce sujet, je demande à tous les politiciens et aspirants politiciens d’aller lire la lettre pastorale du Cardinal Piat. C’est un rappel de la fonction et du rôle d’un politicien dans la société. Il n’est pas possible qu’une fois élu le politicien se consacre à un clan, à une clique, un petit groupe comme on peut le voir avec le présent gouvernement.

La même situation n’existe-t-elle pas dans les oppositions ?
Cela dépend des lobbies. Ceux qui financent les partis attendent à un retour sur leur investissement de ceux qui sont élus, surtout s’ils sont au gouvernement. C’est pour cette raison que le MMM est pour une loi sur le financement des partis politiques. Depuis sa création, le MMM n’a jamais été accusé de corruption ou de trafic d’influence alors que de l’autre côté il y a eu le Sun Trust  et les coffres forts, entre autres. Le MMM a pu avoir fait des « coustics » politiques, beaucoup de compromis électoralistes, mais il n’a jamais remis en cause  son intégrité et ses valeurs. Même si parfois il en a souffert.

Mais en même temps la majorité des électeurs a choisi les autres partis aux dernières élections. Est-ce que le langage de l’honnêteté et de la probité a encore de l’importance pour les Mauriciens ?
Beaucoup plus qu’on ne le croit. Je pense que si en 2014 l’alliance PTr/MMM a perdu les élections, c’est parce que la majorité de la population n’était pas d’accord avec un retour du PTr et de Navin Ramgoolam au pouvoir. Ils n’ont ni compris ni accepté cette alliance. Les Mauriciens voulaient un changement pour le meilleur et ont voté pour Lepep par défaut. Aujourd’hui, ils réalisent qu’ils ont remplacé un clan et une clique rouge par un clan et une clique orange. La seule alternative crédible est le MMM.

Avec quel allié électoral pour les prochaines élections ?
Le système électoral est tel que depuis 1976 nous avons toujours eu aux élections deux grands blocs politiques. Je pense que la situation serait différente si quatre partis — le PTr, le MMM, le MSM et le PMSD — se présentaient aux prochaines élections. Dans ce cas de figure, le MMM serait définitivement le gagnant. Ce qui façonne l’homme, ce sont ses principes. Les roder bouttes, ceux qui sont à la recherche de l’argent facile existent, mais il existe aussi des personnes qui sont disposées à se battre pour leurs principes. C’est le cas du MMM.

Comment est-ce que le MMM vit le fait que Paul Bérenger n’est plus leader de l’opposition depuis que Xavier-Luc Duval a quitté le gouvernement ?
Il faut rappeler avant qu’avec seulement six députés, le MMM a animé une opposition forte face aux 54 députés du gouvernement au cours des deux dernières années. Nous avons fait un travail remarquable d’opposition malgré notre petit nombre.

Mais il faut aussi rappeler que depuis décembre 2014 jusqu’aujourd’hui le MMM est réduit comme une peau de chagrin en termes de nombre de députés.
Nous avons commencé très mal avec la cassure avec le Mouvement patriotique, mais avec nos six membres, nous avons fait honorablement notre travail d’opposition.

Pourquoi dites-vous six, puisque jusqu’à récemment le MMM avait sept députés ?
Je dis six au lieu de sept et sans être méchant parce que Zouberr Joomaye n’a pas apporté une grande contribution en tant que parlementaire de l’opposition avant d’aller rejoindre le gouvernement. Nous pensons, au MMM, que les mauvais jours sont derrière nous et nous sommes dans une logique de progression avec l’accueil que nous recevons sur le terrain, le nombre de ceux qui avaient pris leurs distances et qui reviennent, ainsi que les jeunes qui viennent nous rejoindre. Le MMM est en train de remonter la pente en restant fidèle à ses valeurs et convictions. Au Parlement, nous faisons une opposition crédible, pas une opposition loyale comme l’avait dit l’autre.

Vous n’avez pas répondu à la question sur Paul Bérenger sans le titre de leader de l’opposition.
Nous respectons les institutions et l’avons prouvé en donnant à Xavier Duval le titre qui lui revenait en raison de son nombre de députés, avant même que la présidente ne le déclare officiellement. Ceci dit, j’espère que Xavier Duval sera à la hauteur des attentes et continuera à faire du Question Time l’événement de chaque session du Parlement. Paul Bérenger peut très bien vivre sans le titre de leader de l’opposition et je vous rappelle que cela s’est déjà produit dans le passé avec, notamment Navin Ramgoolam et Nando Bodha occupant le poste. En tout cas, nous au MMM allons continuer à faire notre travail dans l’opposition comme avant.

Depuis quelques semaines la question de nommer quelqu’un qui occuperait la deuxième moitié du poste de Premier ministre si le MMM remporte les prochaines élections, est renvoyée. Pour quelle raison ?
A un moment, suite à des rumeurs d’un possible arrangement avec le MSM, le leader a demandé aux militants de s’exprimer sur cette question. La réponse des militants a été : Nous ne pouvons nous associer ni avec Navin Ramgoolam, ni avec Pravind Jugnauth. Les militants ont voté pour que le MMM aille seul aux prochaines élections, avec Paul Bérenger comme PM. S’est alors posée la question de savoir si Paul Berenger allait être présenté comme candidat au poste de Premier ministre pour cinq ans ou si nous allions scinder le mandat en deux avec un autre camarade du MMM pour la deuxième période. Une discussion a eu lieu et une décision devra à être prise sur le sujet, mais pour le moment, notre priorité est de mobiliser nos troupes pour le 1er-Mai.

A quoi ça sert de mobiliser ses troupes, de louer des autobus pour les transporter pour le 1er-Mai, surtout que le MMM ne l’a pas fait l’année dernière ?
Le militant aime aller dans les congrès, dans les meetings pour écouter les messages des dirigeants de son parti. C’est une manière de faire le lien avec nos militants et notre électorat à qui nous demandons leur soutien. C’est une démonstration qui passe avant toutes les autres considérations. Nous n’avons pas tenu de meeting du 1er-Mai l’année dernière, mais à la place nous avions organisé une journée de travail avec les représentants de nos braches pour revoir notre constitution. Nous avons ainsi voté pour que le MMM atteigne la parité hommes-femmes de 50% pour le choix des candidats à une élection.

Dans combien de temps est-ce que cette parité hommes-femmes sera effective au MMM?
Nous allons procéder par étapes. Déjà, nous en sommes à un tiers de candidates, et il faudra que nous ayons une candidate par circonscription avant d’arriver à la parité 50/50 en 2030. Cela a été inscrit dans notre constitution comme le fait qu’il faut faire plus de place pour les jeunes au sein du parti. Nous sommes en train d’avancer. Pour moi la défaite de 2014 aura été quelque part salutaire au MMM. Elle nous a forcés à nous remettre en question, à revoir notre constitution, notre fonctionnement et faire une analyse approfondie sur les erreurs commises. A partir decette analyse critique nous avons revu notre programme et y avons inclus de nouveaux concepts comme la défense de l’environnement, les nouveaux défis écologiques, le féminisme, entre autres. Cet exercice a été fait et aujourd’hui nous avons un MMM plus humble et plus à l’écoute  e son électorat et du pays.

Une question d’actualité pour continuer. Quels sont vos commentaires sur les premiers pas de Pravind Jugnauth comme Premier ministre ?
C’est un non event. Le plus grand jour de la vie d’un politicien, c’est celui où il devient Premier ministre et marque de son empreinte l’histoire de son pays. Cela fait deux mois que Pravind Jugnauth est Premier ministre. Qu’a-t-il fait qui sorte de l’ordinaire. Est-ce que cette période a été marquée par un changement quelconque? Au contraire, avec l’affaire Sobrinho il a raté une occasion de se comporter en chef du pays, au-dessus de la mêlée. J’attendais qu’il ordonne une enquête approfondie sur cette affaire et ses zones d’ombre. Je m’attendais à ce qu’il soutienne la position de son ministre de la Bonne Gouvernance. Au lieu de cela, il a fait du cover up ; au lieu de donner l’image d’un pays propre où les institutions fonctionneraient en toute indépendance, il a fait le contraire. Cette manière de faire — ou de ne pas faire — n’augure rien de bon pour le pays et c’est dommage.

Revenons à l’affaire Sobrinho pour terminer. Vous n’avez pas l’intention de fermer ce dossier !
Certainement pas ! En dépit des déclarations et des communiqués le MMM ne compte pas baisser les bras dans cette affaire qui a commencé comme un scandale financier pour devenir, de plus en plus, un scandale politico-financier. J’espère que les autres forces de l’opposition nous soutiendront dans ce combat. Permettez-moi de dire un mot sur un élément de cette affaire: les berlines de luxe. C’est encore une histoire plus que louche. Comment peut-on croire qu’une compagnie, qui n’a pas encore commencé à opérer à Maurice, achète pour cinquante millions de roupies de voitures de luxe pour un personnel qui n’est même pas présent à Maurice ? Maurice est une petite île où l’on peut facilement voir qui roule dans quelle voiture, à plus forte raison des berlines de luxe. Pravind Jugnauth et Ivan Collendavelo ont choisi une politique de menaces pour essayer de museler l’opposition et surtout la presse. Mais je crois que ces deux politiciens connaissent mal et l’opposition — surtout celle incarnée par le MMM — et la presse mauricienne.