photo archive

Rezistans ek Alternativ revient à la charge contre le projet de construction hôtelier aux Salines de Rivière-Noire qu’il qualifie d’illégal. David Sauvage, membre du parti écosocialiste, soutient qu’il est du devoir de l’Etat de préserver ces Environmentaly Sensitive Area (ESA) comme le stipule l’ESA Bill draft 2009, sauf que rien n’a été fait depuis.

“Le projet Les Salines Resort &Sp du groupe NMH, qui ont l’intention de construire un hôtel dans le ESA Wetland #76 de Category 1 Highest Conservation Priority, est considéré comme illégal depuis 2009 avec une telle législation”, soutient le parti écosocialiste. Ce dernier explique que selon l’ESA Bill Draft 2009, il est précisé que “All development in or on an ESA [Category 1] is prohibited” et que le “Development outside an ESA that will adversely affect the ESA [Category 1] is prohibited; development outside the ESA may proceed provided that mitigation measures will prevent adverse affects on the ESA.”

Dans cette optique, Rezistans ek Alternativ demande “l’adoption du cadre légal de protection des Environmentally Sensitive Area (ESA), conformément au rapport légal de l’ESA Study 2009, à travers l’amendement immédiat de l’Environment Protection Act (EPA) par le ministre de l’Environnement sous la section 96, ainsi que l’adoption de l’ESA Bill au parlement”.

Il faut noter que la zone humide des Salines figure parmi la trentaine de zones humides qui possèdent la plus haute priorité de conservation parmi plus de 200 zones humides classifiées à Maurice. Une classification d’ailleurs faite en 2009 par des experts étrangers pour le compte du ministère de l’Environnement (MoE) et de la National Development Unit (NDU).

Rezistans ek Alternativ propose à cet effet la mise en place d’un moratoire sur les attributions des licences EIA en cours, en attendant la mise en place des “Immediate Actions” du rapport légal de l’ESA Study 2009 dans l’EPA, par le ministre de l’Envi- ronnement sous la section 96 de celui-ci ; l’adoption de l’ESA Bill au Parlement; que l’ESA Study 2009 soit rendu public et que l’ensemble des partis politiques qui ont siégé au parlement depuis 2009 explique pourquoi l’ESA Bill n’a pas été adopté.