Prakash Buskalawa a trouvé la mort au volant de sa camionnette dans un accident à Richefonds, St-Julien, vers 5h30, ce matin. Il transportait une douzaine de personnes. La camionnette a heurté de plein fouet un bus qui circulait en sens inverse. Le conducteur du bus avait pris la fuite après l’accident, mais devait retourner quelques heures après sur les lieux pour donner sa version des faits.
Un mort et douze blessés sont à déplorer dans une collision survenue entre une camionnette et un bus, à Richefonds, St-Julien, ce matin vers 5h30. Le conducteur de la camionnette, Prakash Buskalawa, un habitant de Camp-Thorel de 45 ans, n’a pas survécu à ses blessures. Anousha Mungra, sa belle-soeur, qui s’est rendue sur le lieu de l’accident quelques heures après, témoigne : « Nous avons reçu un appel d’un proche vers 7h30 pour nous annoncer que mon beau-frère se trouve dans un état grave. Arrivée sur place, ma soeur (l’épouse de la victime) a appris que Prakash Buskalawa avait déjà rendu l’âme ». Ayant identifié son corps, « mo ser pa oule krwar ki so mari finn mor. Li pou bien difisil pou li remont lapant ».
Les blessés ont été transportés à l’hôpital de Flacq. Parmi, Koolwantee Buskalawa, 63 ans, la mère de Prakash Buskalawa. Quant au conducteur du bus, qui a pris la fuite après accident, il est retourné quelques heures après sur les lieux pour donner sa version des faits.
Kamlowtee Gangaram (59 ans) et Prithviraj Foolchand (48 ans), des laboureurs habitant tous deux à Mare-d’Australia, étaient dans la camionnette au moment de l’accident. Légèrement blessée aux pieds et aux mains, la première nommée a pu rentrer chez elle après avoir reçu des soins à l’hôpital de  Flacq. « Mo ti dan van-la pou al travay dan kann dan vilaz Sans-Souci. Enn kou mo tann enn gran tapaz. Mo pann tro konpran ki finn arive, mo’nn nek tan mo ban kamarad pe plinnie. Lerla mo finn esey sorti dan kamionet-la dousman. Mo pa ti pe krwar ki fi’nn arive ». Kamlowtee Gangaram relate que c’est la première fois que le chauffeur est venu les récupérer sur place pour les transporter sur leur lieu de travail. « Boukou parmi nou pa konn so nom ».
Encore sous le choc, Prithiviraj Foolchand arrive difficilement à croire ce qui lui est arrivé. Tout comme sa voisine Kamlowtee, le laboureur a pu regagner son domicile. « Mo’nn gagn sok, témoigne-t-il. Mo nek trouv bis-la vinn tap ek kamionett. Mo pa kone kisanla an tor. Ek apre enn letan mo trouv anbilans vini pou amenn nou lopital ».