« Les allocations de pension ont rapporté aux foyers mauriciens un montant de Rs 4,7 milliards », a observé hier le Premier ministre et leader de l’Alliance Lepep, qui s’adressait aux membres de l’association de personnes de 3e âge à Rivière-du-Rempart. Sir Anerood Jugnauth, qui avait endossé son manteau de politicien, a fait comprendre qu’à « la différence de Navin Ramgoolam et de Paul Bérenger », il est « un homme de parole » et a respecté sa promesse  concernant l’augmentation des allocations de pension. Et de rappeler que ces derniers avaient soutenu qu’une telle augmentation n’aurait pas été possible. Il a aussi été très critique vis-à-vis des deux leaders, qu’il accuse d’avoir « tenté de capitaliser sur le montant de compensation salariale du pays » cette année. Il a rappelé dans le même souffle les mesures introduites en faveur des plus démunis de la société, dont les tarifs sociaux pour la fourniture d’eau et d’électricité, alors que les subventions sur le riz, la farine et le gaz ménager sont maintenues. Il est également revenu sur sa déclaration faite la veille à l’effet que quelque 14 000 emplois avaient été créés l’année dernière. Il a toutefois accusé l’ancien régime de Ramgoolam d’avoir « placé parents et agents dans toutes les institutions pour s’asseoir et ne rien faire », avant de poursuivre que « ce sont ceux qui ne travaillent pas qui sont mis à la porte ». Pour lui, « le 2e miracle économique est sur la bonne voie ». À ce titre, il a tenu à rappeler que, lors du « 1er miracle », le gouvernement avait mis 4 ans pour créer de l’emploi.
SAJ a aussi expliqué que son gouvernement continuera à mettre de l’ordre dans le pays, notamment dans le système de transport gratuit qui, selon lui, « absorbe des milliards de roupies ».
Au début de son intervention, sir Anerood Jugnauth – qui était accompagné des deux députés de la circonscription No 7, soit Vishnu Lutchmeenaraidoo et Ravi Rutnah, ainsi que du leader du MSM, Pravind Jugnauth – a expliqué qu’il ne pouvait venir aussi souvent qu’il le souhaitait dans la circonscription. Il a aussi considéré qu’en 1995, la population « n’avait pas eu de reconnaissance » pour ce qu’il avait fait pour le pays. Raison pour laquelle, dit-il, il avait envisagé de quitter l’arène politique. « Mais le destin  a voulu que je revienne au pouvoir », a-t-il dit, avant de rappeler sa promesse de mener le pays « vers un 2e miracle économique ». Processus qui, selon lui, « est en cours ». Enfin, il a invité l’assistance à « ne pas faire confiance aux démagogues » et à « ne pas écouter les mensonges ».