Rodrigues, qui a déjà un track record en matière de préservation et de conservation de l’environnement au sein de la République de Maurice, prépare une autre première. En collaboration avec la Commission de l’océan Indien (COI), la Commission de l’Environnement de l’Assemblée régionale de Rodrigues entreprendra de mettre sur pied le premier projet d’écovillage à Rivière-Cocos. La participation financière de la COI sera à hauteur de Rs 15 millions avec, entre autres, l’installation de panneaux photovoltaïques pour la production d’électricité pour une trentaine de familles, de réverbères fonctionnant à l’énergie solaire, la production de biogaz et le tri de déchets, entre autres. D’autre part, ce début d’année a vu la fin d’importants chantiers de construction de drains pour le compte de la National Development Unit à Port-Mathurin et dans d’autres villages de l’île. Le Private Parliamentary Secretary de Rodrigues, Francisco François, a annoncé un autre volet de projets du même genre à Camp du Roi, Anse Ali, Rivière-Cocos et Grand La Fouche Mangue.

En prévision à la réalisation du projet d’écovillage, le commissaire de l’Environnement, Richard Payendee, a animé récemment une séance de travail avec les habitants de Rivière-Cocos pour les entretenir des grandes lignes de ce projet dans le cadre d’un développement durable de l’île. « Le projet écovillage est un modèle qui touchera indirectement tous les villageois. Ce sera le premier écovillage de la République de Maurice. Nous voulons ainsi contribuer à la vision de faire de Rodrigues une île écologique. Avec ce projet, c’est dans cette direction que nous voulons aller », a-t-il fait comprendre lors de son exposé.

L’une des principales caractéristiques de cet écovillage envisagé comprend l’installation d’une quarantaine de réverbères fonctionnant à l’énergie solaire et verra une trentaine de familles bénéficier de panneaux photovoltaïques pour la génération d’électricité 24h/24. Le surplus en énergie sera exporté sur le réseau du Central Electricity Board dans l’île. Dans le but d’encourager le tri de déchets, des poubelles spéciales seront aménagées dans le village. Trois biodigesteurs seront opérationnels chez les éleveurs pour la production de biogaz. Les familles concernées n’auront plus à acheter du gaz ménager.

Cette présentation a déjà suscité un engouement chez les habitants de Rivière-Cocos, qui se préparent déjà à épouser ce nouveau de mode de vie qui a pour objectif de réduire au maximum les déchets non recyclables et de faire de leur village un exemple non seulement pour Rodrigues, mais pour la République de Maurice en cette année du 50e anniversaire de l’indépendance. À cet effet, la Commission de l’Environnement a prévu d’accorder priorité aux familles de la localité pour le plan de chauffe-eau solaire.

D’un autre point de vue, le chef-lieu Port-Mathurin et cinq autres villages, Pajerome, Lataniers, Petit Gabriel, Allée Tamarin et Fond Baie aux Huîtres, reliant Jardin Mamzel, sont dotés de drains avec la fin des travaux, qui ont nécessité des investissements des fonds de Rs 55 millions. Avec le handing over de ces chantiers complétés, le PPS Francisco François a fait état de contrat de supervision pour quatre nouveaux projets, à Camp du Roi, Grand La Fouche Mangues, Rivière-Cocos et Anse Ali. Suite au passage de Berguitta, une nouvelle étude sera entreprise pour la deuxième phase du projet à Port-Mathurin et les radiers de l’île. Dans les prochains mois, de nouveaux projets seront entrepris à Camp du Roi, Anse Ali, Rivière-Cocos et Grand la Fouche Mangue.

« Nous voulons apporter un soulagement à toutes ces familles qui, à chaque épisode de grosses pluies, font face à des problèmes d’inondation. Dans ces régions, la circulation est impraticable quand il y a des pluies torrentielles et j’ai demandé au consultant d’accorder la priorité à ces projets », soutient le PPS.