Le Reform Party a animé sa première conférence de presse depuis  sa large défaite à l’élection partielle au no 18 en décembre 2017.

À l’hôtel Labourdonnais ce lundi 26 février, Roshi Bhadain, a annoncé la mise en place d’un document sur « 50 mesures pour changer l’île Maurice ». Ces mesures seront d’ailleurs suivies de Key Performance Indicators (KPI) et de ‘‘ what if scenarios ’’ afin de résoudre les problèmes dans divers secteurs du pays.

S’exprimant sur la dépénalisation du cannabis, Roshi Bhadain est arrivé à la conclusion que dépénaliser le cannabis ne ferait qu’augmenter la ruée vers les drogues synthétiques. « Ainsi, si la légalisation du cannabis a lieu, la demande pour celle-ci augmentera. Et lorsque la demande augmentera, le supply sera limité. En terme économique, pour tout produit dont la demande augmente mais que le supply est limité, le prix augmentera forcement. De ce fait, les personnes se tourneront davantage vers la drogue synthétique. Ainsi, si nous dépénalisons le cannabis, les gens se rabattront sur la drogue synthétique, » soutient Roshi Bhadain. Mais sur la médicalisation du cannabis, le leader du Reform Party, explique qu’il nous faut prendre vite une position afin d’alléger la souffrance de ceux atteints de cancer ou autres maladies.

De plus, le leader du Reform Party s’est exprimé sur les problèmes survenus dans le sillage du début des travaux du Metro Express sur la promenade Roland Armand.

Il maintient qu’un des problèmes que rencontrera ce projet est lié aux manque de canalisations et drains qui provoque des inondations et accumulations d’eau sur le tracé même du projet: « metro pou vine bato…».

Sur une potentielle alliance avec un autre parti politique, Roshi Bhadain explique que cela ne sera pas la décision du leader ou du comité exécutif de Reform Party mais uniquement celui du peuple. « Notre priorité est de mettre notre structure en place et nous assurer que nous serons prêts pour 2019. Nous allons également travailler sur nos 50 mesures que nous proposerons à la population. Nous ferons ainsi des réunions et des congrès dans les villages afin de rencontrer les gens. Lorsque nous serons prêts, nous saurons de ce fait le sentiment de la population. Ainsi, notre modèle est de faire ce que le peuple souhait. »