La finale du championnat national de rugby à XV s’est déroulée vendredi dernier sur le terrain du SPARC Sports Club à Cascavelle. La victoire est une fois de plus revenue aux Highland Blues contre les Western Cowboys. Le club curepipien s’offre ainsi le titre pour la huitième année consécutive.

La bonne humeur était au rendez-vous à SPARC pour accueillir la finale à XV. Musique, supporters et hymne national ont agrémenté la soirée. Les Blues, qui sortaient d’une victoire en match de préparation face à ces mêmes Cowboys (20-17), ont foulé la pelouse avec l’étendard de favoris. Et leurs supporters ont vite eu de quoi se réjouir avec un premier essai marqué suivi d’une pénalité (8-0). Toutefois, les Cowboys se sont ressaisis et ont réduit le score à 8-5 avant la pause.

Au retour des vestiaires, les coéquipiers de Jérôme Ferrat, entraîneur-joueur des Blues, ont maintenu le rythme imposé en première période en inscrivant un nouvel essai et l’ont transformé pour porter l’écart à dix points (15-5). Les Blues se sont toutefois fait une petite frayeur en voyant les Cowboys revenir à 18-15 à un moment du match. Mais à quelques minutes de la fin, une faute commise par la formation de l’ouest devait permettre aux Blues faire le break pour l’emporter 21-15 et maintenir leur mainmise sur le championnat local.

« Nous avons mis en place une stratégie de jeu et je suis content que cela ait pu porter ses fruits. On a su mobiliser nos arrières afin de contrer les Cowboys et on a marqué très vite. Je pense que c’est cela qui nous a poussés dans cette finale. Les Cowboys sont trop prévisibles et c’est ce qui nous a permis d’exploiter leurs failles. Ils devront travailler dessus pour les prochaines années. Je constate cependant que, contrairement aux Blues, les autres équipes attirent plus de joueurs. Donc, à ce niveau, c’est à nous de trouver les solutions pour renforcer notre effectif pour les prochaines saisons », fait ressortir Jérôme Ferrat. « Au fil des années, nous avons eu un bon groupe, avec des joueurs et des dirigeants qui sont en accord, et c’est cela qui fait que nous restons à notre meilleur niveau chaque année sur la scène locale », ajoute-t-il.

À savoir que cette finale a été la dernière de Jérôme Ferrat, qui deviendra père pour la deuxième fois. Il mettra ainsi sa carrière de sportif en veilleuse afin d’être aux côtés des siens. « C’est que de la fierté que d’avoir joué ma dernière finale. Certes, je ne serai pas toujours aux entraînements, mais si le club a besoin de moi, je serai prêt à aider. Ma priorité en ce moment c’est ma famille et j’espère qu’un jour mes enfants puissent jouer au rugby et m’avoir comme entraîneur », conclut-il.