Nazoolbee Bolaki, 61 ans, a une nouvelle fois été interrogé par l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) vendredi après-midi, où elle a remis aux enquêteurs des “VAT Returns”, des reçus et d’autres documents relatifs au Rs 58 M saisies dans sa maison dimanche soir.

Cette directrice d’entreprise a une nouvelle fois indiqué à la police que ses revenus sont issus de gains générés par ses différents magasins dans la capitale et qui sont gérés par ses trois filles, Anisah, Banu et Dilshad Bolaki. Les enquêteurs devront vérifier ces informations auprès de certaines institutions, comme la Mauritius Revenue Authority et une banque commerciale. Il n’est pas à écarter que la Financial Intelligence Unit (FIU) aide la police dans cette tâche car l’ADSU n’a pas au sein de son unité des experts financiers pouvant confirmer l’authenticité des documents.

Après son interrogatoire, Nazoolbee Bolaki a été conduite en détention préventive. Trois autres suspects dans cette affaire ont, eux, été libérés sous caution après leur comparution en justice vendredi. Sameer Noobeebaccus et son épouse, Anisah Bolaki, ont dû s’acquitter d’une caution de Rs 50 000 chacun tandis qu’en cour de Port-Louis, Dilshad Bolaki a fourni une caution de Rs 20 000. Une accusation provisoire de blanchiment d’argent pèse toujours sur eux. Nazoolbee Bolaki est la seule personne encore en détention dans le cadre de cette affaire.