Une sensation de fourmillement dans une main ou les deux mains, est un symptôme assez courant, pour ne pas dire banal. Elle peut survenir à différentes occasions. Le plus souvent : après être resté longtemps appuyé sur son bras. Ce geste, gênant fortement la circulation sanguine, des « fourmis » surviennent dans la main. A côté de cette circonstance particulière, d’autres fois, ce fourmillement survient sans raison flagrante… Quand ce symptôme persiste ou se répète, l’avis d’un médecin s’impose. Des investigations seront peut-être nécessaires pour en déterminer la cause… Car, les troubles de la sensibilité et les picotements au bout des doigts peuvent être le signe du syndrome du canal carpien.  
Une de nos mains se met à gonfler… Des fourmillements dans les phalanges pendant la nuit quand le bras est immobile… Le bout de nos doigts perdent le jour, de leur sensibilité, au point d’être gênée pour boutonner ses vêtements ou manipuler de petits objets… Voilà autant de signes typiques du « syndrome du canal carpien ». Un trouble dont souffrent souvent les femmes de plus de 50 ans ou encore durant une grossesse. Toutefois,  certains professionnels qui effectuent des travaux manuels peuvent aussi souffrir de ce syndrome. A un stade plus avancé de la maladie, les douleurs surviennent. Elles peuvent être gênantes la nuit et la douleur peut remonter dans le bras.
Situé sur la face antérieure de la paume de la main, le canal carpien est une sorte de tunnel qui abrite les tendons fléchisseurs des quatre premiers doigts et les nerfs, dont le nerf médian, leur permettant d’être sensibles. Le nerf médian permet la mobilité du pouce et la sensibilité des trois premiers doigts. Le syndrome du canal carpien s’explique par une compression de ce nerf au poignet. C’est ainsi que surviennent les premiers symptômes. Les gestes les plus simples de la vie quotidienne, comme numéroter son téléphone portable, écrire, conduire, deviennent douloureux et difficiles. Les personnes qui ont un travail manuel précis peuvent se trouver fortement handicapées. Dans des cas plus rares, ce syndrome peut se manifester en raison d’une maladie rhumatismale, de séquelles d’une fracture du poignet, etc.
Soulager la douleur
Au quotidien, certains gestes peuvent aussi soulager la douleur : se rafraîchir les poignets à l’aide de glaçons enveloppés dans une serviette fine (à appliquer pendant 10 minutes et répéter à peu près toutes les heures) ; porter une attelle pendant la nuit pour maintenir les doigts dans une position neutre et soulager la pression sur le nerf médian. En cas de picotements, de fourmillements, de troubles de la sensibilité des doigts persistant plusieurs jours, une consultation est recommandée. En effet, un fourmillement qui tend à persister dans une ou dans les deux mains peut avoir des causes très diverses. Des causes vertébrales doivent être recherchées, pour savoir si ces fourmillements sont éventuellement liés à un problème concernant les vertèbres cervicales (hernie, canal cervical étroit…). L’origine de ces fourmillements peut aussi être neurologique, avec une atteinte d’un nerf (neuropathie) ou du système nerveux central, mais elle peut aussi être liée à un trouble musculaire. Dans ces cas, en plus de ce fourmillement, d’autres symptômes doivent être recherchés : fatigue, douleur, gêne motrice, diminution ou perte de la sensibilité… Des examens spécifiques seront réalisés.
En cas de syndrome du canal carpien, un examen clinique suffit à poser le diagnostic. Les traitements d’un fourmillement dans les mains dépendent de ses causes, bien sûr. Adressez-vous d’abord à votre médecin traitant. Dans un premier temps, il peut proposer une ou deux infiltrations de corticoïdes. Mais votre médecin peut également vous prescrire des soins chez un kinésithérapeute. Ces types de traitement suffisent en général à calmer la douleur pendant au moins un an, parfois davantage. Si les effets des injections ne se font pas sentir plus de quelques semaines, le médecin propose une intervention chirurgicale, considérée souvent comme la meilleure solution pour se débarrasser définitivement de ces problèmes. En attendant,
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Prévenir le syndrome
– Veillez à faire des pauses régulières si vous exercez un métier qui demande des mouvements de flexion-extension du poignet répétés : manipulation d’une souris d’ordinateur, petits conditionnements, dans l’industrie agroalimentaire notamment.
– Lorsque vous maniez la souris, évitez de plier les poignets vers le haut. Un repose-poignet, peut être très confortable et utile.
– Tapez en effleurant les touches du clavier plutôt qu’en les martelant. Moins vous exercez de pression, mieux c’est.