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  • Ce prêt accordé à une filiale d’une grosse pointure du secteur privé initialement refusé par une autre institution bancaire

C’est le “talk of the banking sector” depuis ces derniers jours avec la confirmation qu’un prêt de Rs 800 millions a été accordé à une filiale d’une grosse pointure dans le secteur de l’hôtellerie. En effet, étant en difficulté à plusieurs niveaux financiers, le groupe hôtelier et immobilier de renom a tout simplement vendu un de ses biens les plus prisés, notamment un terrain très convoité dans le Sud-Ouest du pays, à une de ses filiales incorporée l’année dernière.

Deux banques auraient été approchées par cette filiale pour contracter cet emprunt. Mais dans les milieux informés, on laisse entendre que l’une des deux banques aurait exprimé de sérieuses réserves quant à ce “high street deal”, le groupe principal étant au centre de plusieurs litiges légaux. Les démarches entreprises par cette filiale se sont donc butées dans un premier temps sur les réserves émises par la banque quant à cette opération de “fund raising”.

La filiale en question s’est vue octroyer les responsabilités de restructurer les opérations du groupe principal en recentrant les activités dans le domaine touristique mais aussi dans l’immobilier, notamment les projets de développement sur les terres qui lui appartiennent. C’est dans cette logique que la filiale s’est donc tournée vers une autre banque pour tenter d’obtenir l’emprunt de Rs 800 millions. Et aux dernières nouvelles, la transaction a été validée et les formalités administratives ont été entamées par un des directeurs du groupe hôtelier et immobilier.

Mais depuis que la nouvelle a été confirmée, les langues se délient pour demander comment un tel emprunt a pu être accordé dans la conjoncture, notamment en prenant en compte les litiges légaux du principal actionnaire. Pour les avisés, on indique que c’est du « van ar zot mem » avec un gros pactole obtenu de la banque alors que le groupe principal fait face à des dettes de Rs 15 milliards. On se pose des questions sur les conditions dans lesquelles cet emprunt a été cautionné par la banque, surtout en cette période de fin de mandat où les lobbies financiers sont actifs.

Les sources informées affirment que les protagonistes principaux de ce deal auraient donné la garantie que cette somme sera remboursée au cas où le groupe perdrait ses batailles légales en Cour suprême. Mais pour ceux qui déplorent ce “high street deal”, l’on se pose des questions sur le rôle de la Banque Centrale en tant que régulateur supervisant de telles transactions.

Affaire à suivre…