La magistrate Ratna Seetohul-Toolsee, siégeant en Cour industrielle, a reconnu coupable la compagnie Panagora Marketing de n’avoir pas assuré la sécurité d’un de ses employés, dans un jugement rendu la semaine dernière. L’incident s’est produit le 30 mars 2012. Benjamin Kolandavaloochetty, peintre de profession, avait fait une chute d’un mètre soixante-dix alors qu’il travaillait sur une plateforme mobile érigée sur quatre roues et s’était fracturé le poignet.
La compagnie était poursuivie en Cour industrielle sous l’article 5 (1) de l’Occupational safety and Health act 2005. Benjamin Kolandavaloochetty, a relaté que le jour de l’incident, il devait peindre un camion et que pour se faire, il avait à sa disposition une plateforme mobile sur quatre roues pour prendre de la hauteur. À un moment donné, il a fait un pas dans le vide et est tombé d’une hauteur d’un mètre soixante-dix. Il a soutenu qu’il n’avait jamais reçu d’instructions sur les précautions à prendre avant d’utiliser la plateforme et que d’habitude, il laissait un employé déplacer la plateforme sans qu’il n’ait à en descendre. Benjamin Kolandavaloochetty a nié avoir fait preuve d’imprudence lorsqu’il était sur celle-ci.
La compagnie, représentée par son Technical Manager, a soutenu pour sa défense que la plateforme est équipée d’un mécanisme de verrouillage des roues et de plaques antidérapantes pour assurer la sécurité de ceux l’utilisant. Elle a soutenu que l’incident s’est produit dû au manque d’attention de Benjamin Kolandavaloochetty, et que par ailleurs celui-ci n’était pas présent le jour où les employés ont reçu une formation sur les tâches qu’ils avaient à accomplir et sur les dangers qu’ils encourent. Des barrières de sécurité avaient été placées sur la plateforme après l’incident, la compagnie précisant qu’auparavant aucune barrière de sécurité n’avait été placée car la plateforme faisait moins de deux mètres de hauteur.
Après avoir pris en considération les preuves présentées en cour, la magistrate a statué que les risques qu’un employé chute lorsqu’il travaille sur une hauteur d’un mètre soixante-dix ne doivent pas être négligés. S’il y avait des barrières de sécurité à sa disposition, il aurait pu éviter de tomber, dit-elle. Elle a donc conclu que la compagnie a fait preuve de négligence.