• Un nouveau navire dans les eaux mauriciennes l’année prochaine

Avec une zone économique exclusive de 2,3 millions de km et le souhait de faire de l’économie océanique un pilier important, Maurice fait face à un manque de capacité au niveau de la sécurité maritime, de la recherche et du sauvetage en mer. L’Australie apporte de fait son soutien à travers un programme de formation étalé sur trois ans, et qui se termine au mois de juin.

« L’immensité de notre superficie de mer nous impose encore plus de responsabilités, tels la sécurité maritime, les calamités naturelles, la recherche et le sauvetage en mer », a expliqué le ministre de la Pêche, Prem Koonjoo, mercredi matin lors de la cérémonie de clôture du programme de formation australien. De ce fait, pour aider le pays à faire face à ces défis, le gouvernement australien offre à Maurice une formation pour développer les capacités des officiers locaux dont le travail a un lien avec la mer à travers l’Australian Maritime Safety Authority Search and Rescue Capability Programme (AMSA). « Malgré les règlements forts du transport maritime international, des défis existent toujours car notre capacité est limitée. D’où l’importance de cette collaboration pour pouvoir y faire face », concède Prem Koonjoo.

En vue de renforcer le secteur de la pêche, il avance qu’un projet de loi est en préparation. Ce dernier concernera le lagon mauricien. Un autre projet de loi verra aussi le jour pour les eaux profondes, surtout en ce qu’il s’agit de la pêche. Selon lui, ces lois sont « importantes » car, dit-il, « beaucoup de personnes pêchent comme elles veulent ». Par ailleurs, Prem Koonjoo réitère que l’écosystème marin ne sera au aucun cas endommagé dans le cadre des travaux de recherche qui seront entamés pour développer l’économie océanique de Maurice.

La piraterie dans l’océan Indien, selon Prem Koonjoo, demeure également toujours un problème. Concernant l’achat d’un navire à usages multiples, notamment pour la recherche et la formation,

il sera dans les eaux mauriciennes dés l’année prochaine. « Le navire est en construction en Australie et il sera pour nous », dit-il. Le gouvernement a offert la moitié du montant total de ce navire, soit près de USD 25 millions.

Le programme de formation de l’Australie est offert à travers la signature d’une convention conclue il y a trois ans. Outre Maurice, le Sri Lanka et les Maldives bénéficie également de ce programme. Un montant de Rs 67 millions a été dé- pensé par l’AMSA pour financer le programme sur une durée de trois ans. Selon Louise Proctor, porte-parole de l’AMSA, la coopération dans le domaine de la recherche et du sauvetage en mer dans cette partie du monde est « cruciale ».