Selon l’agence étrangère Ecofin, Port-Louis est la meilleure ville où il fait bon vivre en Afrique d’après le classement 2016 de la qualité de la vie publié par le cabinet de conseil Mercer. La capitale mauricienne, qui arrive au 83e rang au niveau mondial sur un total de 230 villes évaluées, est talonnée à l’échelle africaine par les villes sud-africaines de Durban (85e au plan mondial), du Cap (92e) et de Johannesbourg (95e).
Viennent ensuite Victoria (Australie, 97e au plan mondial), Tunis (113e), Rabat (116e), Casablanca (126e), Windhoek (Namibie, 131e), Gaborone (Botswana, 142e). La capitale botswanaise ferme la liste de top 10 africain.
Selon l’édition 2016 du World Quality of Living Survey, Vienne est la ville offrant la meilleure qualité de vie au niveau mondial, devant Zurich, Auckland, Munich et Vancouver.
Les capitales du Yémen (Sanaa), de Centrafrique (Bangui) et d’Irak (Bagdad), sont selon le classement, les villes proposant la moins bonne qualité de vie.
Mercer se base sur 39 critères répartis en dix grandes catégories : l’environnement politique et social, l’environnement économique, l’environnement socioculturel, les considérations médicales et sanitaires, les écoles et l’éducation, les services publics et le transport, l’infrastructure urbaine, les loisirs, les biens de consommation, les logements et, enfin, l’environnement.
L’agence d’information ne précise pas à quel moment de l’année les experts du cabinet Mercer sont venus effectuer leur évaluation sur le terrain, si c’était pendant les derniers jours de l’année lorsque les principales artères de notre bonne vieille capitale sont transformées en foires désordonnées par les marchands ambulants ou si lors des journées de grosses pluies quand les drains et caniveaux débordent sur la chaussée, mais il se sont gardés de faire la fine bouche. Pour un pays à vocation touristique, tout bon classement par un conseil expert en évaluation de qualité de la vie est toujours bon à prendre.
Toutefois, il paraît que même le lord-maire de Port-Louis et les nombreux édiles qui constituent son Conseil municipal ne semblent pas être au courant de la distinction attribuée à la Cité qu’ils dirigent. Autrement, ils l’auraient sans doute fait savoir…