À l’occasion du séminaire auquel il participait hier, Vishnu Lutchmeenraidoo s’est prêté au jeu des questions avec les  journalistes. Revenant sur son ambition de réinventer le ministère des Affaires étrangères, il dira que c’est un grand challenge qui le guette lui et les officiers de son département.
“Cela veut dire que nous prenons un ministère qui a toujours fait les Affaires étrangères pour devenir une machine qui s’occupera des représentations à l’étranger où nous avons une vingtaine d’ambassades et une dizaine de consuls qui ne sont pas utilisés à 100%”, dit-il. Et d’ajouter “nous avons déjà l’infrastructure mondiale qui, si nous voulons les utiliser, peuvent apporter beaucoup de développement au niveau du pays. C’est cela le concept de diplomatie économique; je n’invente rien”.
Il fait remarquer que “lorsque le président Hollande voyage, la caméra est braquée sur lui, mais derrière lui il y a des centaines d’hommes d’affaires. Le président Obama c’est la même chose. La plupart des chefs d’État modernes, désormais, lorsqu’ils voyagent, sont accompagnés de businessmen pour développer les affaires et contribuer au développement économique”. C’est pourquoi, dit-il, “il faut désormais que ce ministère devienne un ministère qui concentre son action pour qu’il devienne un major player au niveau du gouvernement pour apporter l’investissement, le développement économique et l’emploi.”
A-t-il déjà abordé la question de budget supplémentaire avec le ministre des Finances, en l’occurrence le Premier ministre ? À cela, Vishnu Lutchmeenaraidoo indique que ce n’est qu’à partir du séminaire d’hier que les objectifs seraient être fixés. Sur l’insistance de la presse, il dira : “Mo pou bizin fight inter. Li clair que ministère Finances pou éna un rôle très important à jouer. C’est lui qui alloue les ressources financières. Mo pou koz avec le PM et Dev Manraj aussi pour nous assurer que nous réussissions avec ce projet”.