Nous invité de ce dimanche est Serge Clair, le Chef commissaire de Rodrigues. Dans cette interview, réalisée mercredi de la semaine dernière à Rodrigues, le Majority Leader répond à des questions d’actualité locale et explique son budget.
A l’issue des dernières élections régionales, vous avez remis en cause la loi électorale. Comment pouvez-vous contester une loi que vous avez votée et fait voter au Parlement de Rodrigues ?
— A L’OPR nous avons toujours dénoncé la proportionnelle. Par exemple, en 2002, nous avions quatre sièges de majorité au Parlement qui ont été réduits à deux après l’application de la proportionnelle. Ce qui nous a fait perdre la majorité en 2005/2006 quand le Mouvement rodriguais (MR) a acheté deux de nos députés. Je me demande encore comment un député peut se faire élire dans un parti et après, pardonnez-moi l’expression, zot c…c… lor la tête bann électeurs,et aller dans le camp adverse. C’est comme ça que fonctionne le MR…
 Un corrupteur ne peut pas fonctionner sans corrompus. Les deux transfuges venant de l’OPR étaient achetables. Est-ceque cette espèce pourrait encore exister dans les rangs de l’OPR aujourd’hui ?
— Non. Les élus de l’OPR savent très bien que s’ils font ça, leur vie politique est terminée et leur réputation enterrée. Il faut voir les deux qui se sont vendus au MR : ils sont aujourd’hui finis et auront à porter jusqu’à leur mort leur trahison. Nous, à l’OPR, refusons que des députés de l’autre côté viennent nous rejoindre : c’est contre nos principes.
Vous n’avez pas expliqué votre réaction dénonçant la loi sur le proportionnelle que vous aviez fait voter.
— Je crois que nous n’avons pas bien compris cette loi.
Vous ne lisez pas les textes de loi avant de les voter ? !
— Si, on les lit, mais nous l’avions mal interprétée. C’est ce qui explique ma réaction après les élections. Nous attendions des sièges supplémentaires, nous en avons eu en moins ! L’application de la proportionnelle a choqué et fait réfléchir pas mal de monde à Rodrigues et à Maurice. Ce système de proportionnelle n’est pas bon pour Rodrigues. D’ailleurs, lors de ma prochaine visite à Maurice, je vais entamer des discussions avec le Premier ministre pour que cette loi soit revue.
Samedi de la semaine dernière, dans une fonction à Malabar, vous avez pris à partie le Minority Leaderpour ses critiques surle budget. Comme le souhaitait Antoinette Prudence, ne faudrait-il pas que la politique politicienne s’arrête après les élections et que toutes les énergies soient focalisées sur l’amélioration du sort des Rodriguais ?
— Mais le Minority Leadern’a pas critiqué le budget, il l’a descendu en flammes et il fallait que je lui donne la réplique. Ce monsieur-là n’a pas vu la vision du budget et s’est contenté de dire qu’il ne contenait rien de bon. A l’OPR nous faisons des appels à l’unité, à la collaboration, mais l’opposition n’écoute pas. Elle dit que toutes les décisions que nous prenons font reculer Rodrigues de plusieurs années en arrière. On ne peut pas laisser dire de telles énormités sans réagir.
Dans le budget que vous avez présenté, vous dites que vous souhaitez faire distribuer de l’eau UNE fois par semaine. Est-ce qu’on ne peut pas aller plus vite pour que les Rodriguais puissent avoir de l’eau, sinon 24 heures sur 24 ou tout au moins quelques heures par jour ?
— Une grave sécheresse frappe l’île, mais depuis longtemps déjà, les Rodriguais ont appris à vivre avec cette pénurie. Certaines parties de l’île sont des déserts et en raison de l’érosion et de la déforestation, la pluie tombe moins souvent. Nous devons faire avec ce que nous avons.
Mais il y a beaucoup de pays où la pluie est rare, mais qui utilisent plusieurs méthodes, dont le dessalement de l’eau de mer. Pourquoi ne pas appliquer à Rodrigues ces méthodes ? C’est la priorité des priorités ! Sans eau, on ne peut pas vivre, cultiver, faire de l’élevage, faire venir des touristes.
— Nous ne le savons que trop bien. En 2005, nous avions fait mener une étude sur le dessalement à Mourouk, une autre pour la construction d’un barrage, mais quand nous avons perdu le pouvoir, le MR n’a pas continué avec ces projets ! Nous avons repris le projet avec des petites unités de dessalement pour aller plus vite et nous attendons les résultats. Mais il faut dire que les grands hôtels sont tenus d’avoir une unité de dessalement. Pour revenir aux petites unités, il faut dire que le contrat a été alloué par leProcuremenrt Boardà un Français qui ne s’y connaît pas en dessalement, et qui a été obligé de chercher un Australien pour l’aider, ce qui nous a retardés davantage ! J’ai souvent dit aux ministres mauriciens qu’avant que le Procurement Boardalloue un contrat, il faut réaliser une enquête sur la compagnie, sur son expérience dans le domaine en question et son track recordprofessionnel. Si le travail avait été fait comme il le convenait, aujourd’hui nous aurions bénéficié de quatre mille mètres cubes supplémentaires à donner aux Rodriguais. Nous allons attendre les résultats des rapports en cours avant de prendre des décisions.
Tout cela semble prendre un temps fou ! Tous les Rodriguais que j’ai rencontrés se plaignent de la lenteur de l’internet — quand il marche. Or, dans le budget, vous annoncez fièrement que vous allez offrir une tablette à chaque étudiant Rodriguais. A quoi sert une tablette si on ne peut pas se connecter sur le net ?
— Nous réclamons une augmentation de la bande passante à Rodrigues pour améliorer le service d’internet depuis longtemps déjà. Mais cette augmentation de ne dépend pas de nous, mais de l’ICTA à Maurice. Il y a eu des problèmes, les choses n’ont pas été faites et un responsable a été licencié. Il faut attribuer un contrat, ce qui n’a pas été fait. J’espère que ce sera rapidement fait et que la vitesse sera augmentée.
Avec ces histoires de contrat non alloué ou pas alloué, avez-vous le sentiment que les institutions mauriciennes ne travaillent pas à la même vitesse que le gouvernement régional ?
— Je vous remercie d’avoir posé cette question. J’en pose une autre : est-ce qu’on comprend bien ce qu’est l’autonomie à Maurice ? Très souvent, les Rodriguais souffrent de cettemauvaise compréhension de l’autonomie. Nous souffrons parce que tout doit passer par Maurice, par le Public Procurement Boardet, ensuite, par l’IRP. Et très souvent les documents des candidats sont mal remplis ou incomplets et on doit tout refaire.
Autrement dit, les Rodriguais ne sont pas suffisamment impliqués dans ce type de procédure ?
— Oui. C’est pour cette raison que je dis souvent aux Rodriguais, qui ont étudié l’ingénierie au niveau universitaire, de créer des compagnies de construction. C’est une manière de faire avancer les choses, parce que dans la majeure partie des cas, les contrats sont alloués à des entreprises mauriciennes, et certaines d’entre elles sont en retard. C’est pour cette raison que nous voulons apporter des amendements à la RRA Act qui, on s’en aperçoit quotidiennement, contient des lacunes. Savez-vous, par exemple, que dans certains cas il faut encore nous adresser à des Secrétaires permanents mauriciens pour régler des problèmes à Rodrigues, pour ce qui est de la Santé, entre autres. Il y a beaucoup de choses à revoir dans cette loi qui a été écrite il y a plusieurs années, et qui ne sont pas adaptées à la situation d’aujourd’hui et qui agissent comme des ralentisseurs. Nous disons qu’il faut que laRRA Actsoit amendée pour donner plus de pouvoirs à Rodrigues, pour lui permettre de mieux profiter de l’autonomie.
Et le gouvernement mauricien est-il d’accord avec cette proposition d’amendement ?
— Je vais en discuter avec le Premier ministre lors de mon prochain séjour à Maurice où je lui présenterai également le budget régional pour 2017/18.
Est-ce qu’aujourd’hui, avec une Assemblée régionale « autonome », le ministère de Rodrigues a encore une utilité ?
— A Rodrigues, nous avons toujours dit que c’est le Premier ministre qui doit être responsable de Rodrigues, qui fait partie du territoire national. D’après la loi, le Chef commissaire peut assister aux réunions du Conseil des ministres, et cela n’a été réalisé qu’une fois. Ce titre fait partie des parties de la loi qui doivent être amendées. Ceci étant, le fait qu’Anerood Jugnauth, dont on connaît l’attachement pour Rodrigues, ait cette responsabilité est une bonne chose pour nous.
Si j’ai bien compris, trois secteurs dépendent toujours de Maurice : la Santé, l’éducation et la Sécurité sociale. Souhaitez-vous que ces trois secteurs passent sous le contrôle de l’Assemblée régionale ?
— C’est évident. D’autant plus que nous commençons à voir des Rodriguais formés et en voie de spécialisation dans le domaine de la Santé qui reviennent dans l’île. Au niveau de l’Education, il faut que le programme et les manuels soient rodriguanisés. Vous savez, l’autonomie est un combat de tous les instants, c’est un concept qu’il faut construire au fur et à mesure. Nous ne sommes pasencore arrivés à l’autonomie complète, mais nous sommes sur la bonne voie. Déjà, en 1982, Anerood Jugnauth avait dit que « les Rodriguais avaient des capacités, mais qu’il fallait leur donner l’occasion pour qu’ils s’occupent de leurs affaires. Les Rodriguais sont les mieux qualifiés pour connaître leurs priorités et leurs besoins ». C’est tout ce que nous demandons : que le processus continue, que la loi soit amendée jusqu’à que les Rodriguais puissent se mettre debout. Pour nous l’autonomie c’est dépendre de moins en moins de Maurice. Le budget de cette année a pour titre «Franchir une nouvelle étape ». Il faut le faire chaque année et cela se fait. Il y a quelques années, toutes les décisions concernant Rodrigues étaient prises à Port-Louis. Aujourd’hui,de plus en plus de décisions sont prises ici.
L’autonomie court sur ses quinze ans. Est-ce que les Rodriguais ont intégré, se sont appropriée ce concept ?
— Oui, la grande majorité des Rodriguais s’est approprié ce concept. Mais malheureusement il y a des politiciens locaux qui, pardon pour le mot, continuent à prendre les Rodriguais pour des couillons, qu’on peut acheter, comme le disait souvent un ancien Chef commissaire. Il y a deux crimes atroces à mon avis : celui de tuer quelqu’un, et celui d’exploiter l’ignorance de quelqu’un. Je me suis lancé dans la politique quand j’ai vu comment des politiciens mauriciens traitaient les Rodriguais dans leur propre pays. Mais c’est pire quand ce sont des politiciens de Rodrigues qui exploitent l’ignorance de leurs propres compatriotes. Malheureusement, les politiciens d’aujourd’hui bernent les gens avec de l’argent, de l’alcool, achètent leurs cartes d’identité.
Un de vos problèmes est le manque de cadres administratifs pour gérer la machine gouvernementale. Neserait-il pas utile que quelques-unes des bourses offertes aux étudiants en fin d’étude concernent justement l’administration ?
— C’est un des nos objectifs : professionnaliser l’administration, sortir de l’amateurisme pour entrer dans le professionnalisme. C’est ça la nouvelle étape qu’il faut faire franchir à l’administration. Nous avons beaucoup de programmes de formations dans les entreprises mauriciennes. Mais en même temps il nous faut créer une université populaire à Rodrigues où nous pourrions faire beaucoup de formation. Il faut pousser le Rodriguais à sortir de son pays, à aller à la rencontre de nouveaux peuples, d’autres personnes, d’autres cultures à Maurice d’abord, et plus loin si possible.
Les rapports entre fonctionnaires mauriciens et rodriguais se sont-ils améliorés ?
— Tout d’abord, il y a beaucoup moins de fonctionnaires mauriciens à Rodrigues, ce qui change l’ambiance. Il est derrière nous le temps où nous étions surnommés les cabris de Rodrigues à Maurice, dans les milieux administratifs, avec le ton que je vous laisse imaginer. Le Rodriguais doit prendre ses responsabilités, apprendre à se professionnaliser, se discipliner. Il existe ici ce qu’il faut bien appeler une infiltration politique dans l’administration. Il y a même un politicien qui organise des réunions avec des fonctionnaires pour leur demander de faire du go slow, pour que les choses n’avancent pas. C’est la même chose pour la police : toutes les informations qui arrivent à la police sont transmises à certains politiciens. J’en ai parlé à sir Anerood qui m’a dit que c’était pareil à Maurice. Et ça peut aller beaucoup plus loin : jusqu’au sabotage des tuyaux.
Peut-on dire que sous le gouvernement de l’OPR ses proches et ses sympathisants sont mieux traités par l’administration que ceux qui appartiennent à l’opposition ?
— Non. Kot l’OPR pénan sa kalité zafer la. Nous, on travaille pour le Rodriguais, pas pour le Rodriguais qui est membre d’un parti politique. Nous ne descendons pas à ce niveau.
Vous êtes ainsi responsable du tourisme. Quels sont vos plans pour ce secteur ?
— C’est bon de faire venir des touristes à Rodrigues, mais qu’est-ce qu’on leur offre quand ils arrivent ici? Comment est-ce que ce secteur est organisé ici ? Nous sommes en train de revoir le fonctionnement et l’organisation du tourisme. Nous avons eu des réunions avec les opérateurs touristiques, les hôtels, les gites et les restaurants. Ils ont donné leurs impressions, font entendre leurs critiques, ont donné leur avis afin que nous puissions construire ensemble. Nous allons aussi créer un advisory committee qui va suivre de près l’évolution de la situation, dialoguer pour que les choses avancent, pour que les promotions à l’étranger soient mieux organisées, pour mieux vendre Rodrigues enfin. C’est ce que la MBC devrait faire à son niveau : aller sur le terrain, faire connaître la culture et la cuisine rodriguaises. Elle ne le fait pas !
L’augmentation du tourisme passe par l’agrandissement de l’aéroport. Est-ce que cette promesse souvent faite est envoie de réalisation ?
— Absolument. On a lancé un appel d’offres qui a été malheureusement contesté, ce qui ralentit le processus. Dès que cet obstacle sera levé, nous irons de l’avant avec les travaux d’agrandissement afin que nous puissions accueillir de plus gros avions. Savez-vous que le MR voulait construire un aéroport sur le corail ? Nous avons refusé parce que le corail fait partie de notre patrimoine et je vous annonce, en prime, que nous allons changer de nom de l’aéroport et lui redonner celui de Plaine-Corail
Vous profitez du fait que Xavier-Luc Duval n’est plus au gouvernement pour enlever le nom de son père. C’est un peu opportuniste, non ?
— C’est vous qui le dites ! Nous allons simplement redonner à notre aéroport son nom originel, qui correspond plus au pays.
On me dit que pour enrayer la mentalité de zougaderqui est en train de se développer à Rodrigues, vous allez faire fermer les casinos ?
— Oui. J’en ai déjà parlé au Premier ministre et le Gambling Authorityest en train de travailler sur ce dossier. Beaucoup de Rodriguais se sont appauvris avec ces maisons de jeu. Beaucoup se sont ruinés, ont perdu leurs maisons, leurs récoltes, leurs salaires. On n’a pas besoin d’avoir un casino pour les Rodriguais, laissons ça aux hôtels.
Parlons de l’emploi maintenant. Quelles sont les perspectives que ce pays offre aux Rodriguais qui finissent leurs études ?
— Des réunions ont été faites avec les étudiants pour leur dire que l’université n’est pas la voie unique. Il faut éviter la filière purement, trop académique de l’université. Il faut que les jeunes — et leurs parents — se départissent de cette mentalité selon laquelle le seul job qu’il faut rechercher est une place dans le gouvernement. Il faut changer de mentalité,retourner à l’agriculture en utilisant de nouvelles méthodes modernes pour la pratiquer et la professionnaliser. Nous avons des programmes d’aides pour aider les jeunes à se lancer de manière professionnelle dans l’agriculture, l’élevage, la pêche. Nous devons également empêcher les éleveurs d’envoyer leurs animaux se nourrir dans les champs agricoles.
Des ONG m’ont que des centaines d’enfants Rodriguais vont à l’école sans avoir rien mangé. C’est possible en 2017 ?
— Malheureusement, oui. Mais nous avons prévu un projet pilote qui sera étendu après à toute l’île, pour offrir un repas chaud à chaque écolier. Il y a un programme qui s’appelle Employment Relief Programmequi offre pendant une année une allocation de Rs 6000 par mois aux chefs de famille. Mais le problème c’est qu’il n’y a pas de contrôle sur ce que le père de famille fait de cette somme, qu’il va dépenser dans la boisson ou le jeu. Bien souvent, c’est la maman qui trime pour essayer de faire manger ses enfants. Il faut un programme de formation des parents pour mettre fin à ce genre de situation. Un de nos gros problèmes c’est la mauvaise communication entre les enfants et leurs parents. La transmission des valeurs du travail est ignorée. Il faut mettre fin au concept que le meilleur travail,même comme planton, est d’entrer au gouvernement. Il y a tout un travail de formation citoyenne que la MBC ne fait pas. Elle diffuse de la musique toute la journée. Je crois que nous allons relancer le projet de radio communautaire que le MR avait fermée quand il est arrivé au pouvoir.
Excusez-moi de vous le dire brutalement, Serge Clair : nous ne sommes pas en train de réaliser une interview sur ce que le MR n’a pas fait ou défait, mais sur ce que vous allez faire en tant que Chef commissaire !
— Nous sommes en train de réfléchir sur tout ça. Il y a beaucoup à faire et il faut se retrousser les manches.
Rodrigues est arrivée à la moitié du chemin de l’autonomie:  il reste encore beaucoup à faire ?
— Nous avons fait un peu plus de la moitié du chemin. Il faut en finir avec les vieux schémas et aller plus loin dans la modernité, l’inventivité et l’originalité.
Arrivons-en aux questions qui fâchent : on m’a beaucoup parlé du rôle du Island Chief Executiveà qui vous passez tout.
— Bien souvent, les Rodriguais ignorent le rôle de l’Island Chief Executive (ICE) et disent qu’il me donne des ordres. C’est faux. Il faut bien comprendre une chose : moi, je discute avec les ministres à Maurice et l’ICE travaille avec les officiers des différents ministères. Je n’ai pas le droit de m’ingérer dans le day to day business.Lui, c’est sa responsabilité première.
On m’a dit qu’il est votre protégé, a beaucoup de pouvoirs, peut-être même trop, et qu’il est le Serge Clair bis.
— N’importe quoi ! On ne l’aime pas beaucoup pour le travail sérieux qu’il fait. On l’accuse de toutes sortes de choses sur Facebook, on fait circuler des rumeurs et des tracts sur lui, mais tout cela est faux. Je ne protège personne et le ICE fait son travail d’après la loi.
Est-ce quevotre succession à la tête de l’OPR est une question qui est abordée dans les instances de votre parti. Comme vous le savez mieux que moi, sans doute, Moïse n’est pas éternel !
— Selon la constitution de l’OPR, la personne qui me remplacera devra être choisie par une assemblée de délégués. Ce n’est pas à moi de choisir. Je crois qu’il y a plusieurs candidats et je laisse au parti le soin de décider, de choisir. Ce n’est pas moi qui choisis les candidats pour les élections, mais chacun des comités des six régions. C’est aux délégués de choisir mon successeur, pas à moi de désigner quelqu’un.