SERVICE CIVIL —PROMOTION : Imrith invite le PBAT à finaliser le cas des Management Support Officers

Selon le syndicaliste, ceux-ci sont privés de leurs « increments » depuis deux ans en raison d’une plainte à ce tribunal
Rashid Imrith et les membres de son exécutif

Suivant un exercice de recrutement lancé en septembre 2014, 321 fonctionnaires ont été nommés Office Management Assistant. Toutefois, six candidats qui se sentant lésés ont porté plainte au Public Bodies Appeal Tribunal (PBAT). Depuis, le rapport final n’a toujours pas été émis. Ce que déplore Rashid Imrith, qui affirme que ce retard prive les principaux concernés de leurs increments. Il déplore aussi le fait qu’un membre du panel ayant travaillé sur cette affaire ait été nommé commissaire de la Public Services Commission (PSC), alors que la plainte était justement contre cette instance.
Pour le président de la Fédération des Syndicats du Service Civil, cette situation est « inacceptable » car deux ans après la plainte, le PBAT ne s’est toujours pas prononcé sur cette affaire. « Ce qui est d’autant plus révoltant, c’est qu’un ancien PS de la Sécurité sociale, qui a travaillé sur le dossier, a depuis été nommé commissaire de la PSC. Nous sommes actuellement dans une étape où le PBAT doit écrire son Ruling dans cette affaire et cette personne doit y participer. Étant lui-même membre de la PSC, va-t-il condamner cette instance ? »
Outre le fait que ces Office Management Officers (OMA) n’ont pas droits à leurs allocations, ni ne peuvent être confirmés à ce poste, cette situation pose également un problème pratique, dit Rashid Imrith. « Avec leur promotion comme OMA, les postes de Management Support Officers ont été libérés et le recrutement à cet effet a déjà été fait. Que feront-ils, si le Ruling n’est pas en leur faveur ? » se demande-t-il.
De même, il considère déroutant que le site web de la PSC affiche « completed » concernant l’exercice de recrutement des OMA, alors que l’affaire est encore en litige au PBAT. Il souhaite que les 321 fonctionnaires puissent recevoir leurs lettres de confirmation et leurs increments dus « au plus vite ». Il est aussi d’avis qu’il faut trouver une procédure pour les compenser pour ces deux années d’attente et d’incertitude.