Annoncé en grande pompe comme l’entraînement à surveiller cette saison, surtout avec un yard de 50 chevaux, Shailesh Ramdin a dû revoir ses plans avec le départ de ses propriétaires, mais va quand même terminer à une honorable place au classement avec 13 victoires avant la dernière journée régulière.
«Back to the golden days» avait été annoncé en début de saison et cela avait plutôt bien démarré avec six victoires après huit journées. Mais les choses commencèrent à se gâter avec les caprices du propriétaire Paul Foo Kune qui, tantôt se disait dégoûté des courses et voulait vendre tous ses chevaux, tantôt voulait rester dans le giron. Finalement, ses chevaux furent vendus avant que l’autre gros propriétaire Vishal Ramanah ne décida de changer d’air. Il eut aussi le départ précipité du jockey titulaire Sherman Brown.
Pour combler tous ces malheurs, on note aussi le warning donné à Shailesh Ramdin par les Racing Stewards après enquête sur la positivité des gagnants Lucky Valentine, Ek Tha Tiger et Mount Hillaby. Il faut faire ressortir que ces chevaux furent disqualifiés après qu’il fut établi qu’ils avaient été contaminés par leur litière.
«C’est vrai qu’on est passé par tous les maux cette saison alors qu’on avait fait le plus difficile pendant l’intersaison, à savoir conserver l’écurie que mon père avait fondée en donnant toutes les garanties au MTC. N’empêche qu’on a pu tenir le coup avec le soutien de la famille et de tout un chacun», dit Shailesh Ramdin
Au niveau des satisfactions, Shailesh Ramdin peut s’estimer heureux d’avoir pu remporter une semi-classique avec Diamond Light qui enleva The Turf Magazine Golden Trophy. «Diamond Light nous a fait énormément plaisir en décrochant ce trophée mis en jeu pour la première fois alors que Lucky Valentine demeure notre plus grande satisfaction. Il a glané deux victoires, mais aurait pu en ajouter deux autres. Il y a aussi Roving Consort avec 2 victoires et 5 placés».
Tout est donc à refaire pour la saison prochaine. «Effectivement, il va falloir recommencer à zéro. On a une montagne à escalader et il va falloir retrousser les manches et se mettre au travail», conclut Shailesh Ramdin.